Moules, escargots… 125 espèces de mollusques menacées par l’exploitation minière

[pompé sur reporterre]

Une mise à jour inquiétante. Le 9 juillet, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a dévoilé les dernières connaissances acquises concernant la liste rouge des espèces menacées. On y découvre qu’un risque d’extinction pèse sur plus de la moitié des mollusques dépendant des sources hydrothermales. À qui la faute ? À l’exploitation minière des grands fonds marins.

Les sources hydrothermales, dont certaines se situent à 5 000 mètres de profondeur, rejettent une eau capable de dépasser les 450 °C. Parmi les 201 espèces de mollusques endémiques de celles-ci, 125 sont aujourd’hui concernées. Il s’agit notamment d’escargots, de patelles, de moules, de palourdes et de chitons, « découverts au cours des dix dernières années et déjà menacés d’extinction en raison de perturbations de leur habitat par l’Homme », déplore l’organisation.

« L’exploration des fonds marins et l’extraction de minéraux, dont la demande ne cesse de croître pour les nouvelles technologies, génèrent des panaches de sédiments qui étouffent les animaux, affectant leur capacité à respirer et à absorber les nutriments présents dans l’eau environnante », ajoute l’UICN. Elle réclame depuis 2021 un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins.

Au total, la liste rouge de l’organisation comprend 175 909 espèces, dont 49 505 menacées d’extinction. Autrement dit, 859 espèces en danger supplémentaires, en comparaison à la précédente mise à jour datant de 2021. Cinq marsupiaux australiens ont aussi été confirmés comme « éteints », et l’UICN attire l’attention sur l’extraction de diamants, menaçant la survie de la grenouille de pluie du désert en Afrique.

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Une start-up soutenue par Jeff Bezos veut s’approprier des archives coloniales pour trouver du lithium au Congo

[pompé sur reporterre]

À l’AfricaMuseum de Tervuren, en Belgique, des archives géologiques héritées du Congo belge attisent les convoitises de KoBold Metals, une start-up minière étasunienne dopée à l’IA et soutenue par des milliardaires de la tech.

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Dans l’Allier, la plus grande mine de lithium d’Europe s’attaque à une forêt pleine d’espèces protégées

[pompé sur reporterre]

mine-echassiereXavier Thabarant, guide naturaliste depuis quarante ans, montre la carrière de kaolin derrière les arbres.

Dans l’Allier, la plus grande mine de lithium d’Europe a été lancée au beau milieu d’une forêt. Sur place, certains habitants et naturalistes craignent de voir le territoire « pourri et dévasté ». « Nos enfants diront que l’on a été collabos de ce qui s’est passé », dénonce l’un d’eux.

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Capitalisme extractiviste et écologie de façade : un ex-pétrolier à la tête d’Eau et Rivières de Bretagne

[pompé sur expensive.info]

Nous voilà avec une affaire bien embarrassante : le président d’Eau et Rivières de Bretagne, Francis Nativel, est un ancien patron de l’industrie pétrolière. Bas les masques !

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Une carrière professionnelle bâtie sur les hydrocarbures

Francis Nativel préside ERB depuis 2023. Un poste qu’il occupe après avoir été nommé administrateur de l’association en 2021, lui qui n’en était devenu membre qu’en 2018. Une ascension rapide, qui coïncide avec sa retraite d’un secteur bien particulier, mêlant pollution et corruption : l’industrie pétrolière.

Sa carrière s’est en effet déroulée au sein de l’IFP (Institut Français du Pétrole), rebaptisé depuis pompeusement IFPEN (IFP Energies Nouvelles). Pendant près de deux décennies, de 2001 à 2017, il a été Vice-Président Exécutif chez Axens, filiale commerciale spécialisée dans le raffinage et la pétrochimie.

Celle-ci vend des procédés développés grâce, en partie, à des financements publics, mais dont les bénéfices reviennent aux grands groupes pétroliers privés. Un bel exemple de recherche publique vouée à une industrie polluante, climaticide et écocidaire. Axens revendique un rôle dans la « transition énergétique » et les « carburants durables », une communication qui tranche avec la nature réelle de ses activités. Par exemple, en 2015, elle s’acoquine avec le régime autoritaire et corrompu d’Azerbaïdjan pour moderniser une raffinerie de la compagnie pétro gazière nationale et produire un carburant soi-disant « plus propre ». Derrière le discours écologique, l’objectif est clair : améliorer la rentabilité des infrastructures fossiles et rendre acceptable une industrie qui détruit le climat tout en permettant à un régime autoritaire de financer sa survie politique avec l’argent du pétrole et du gaz.

Le parcours de Francis Nativel soulève ainsi une question simple : quel regard porte sur l’urgence écologique celui qui a passé l’essentiel de sa vie professionnelle à être la cause du problème ?

La retraite en bonne conscience

Après une existence de dur labeur au service du capitalisme extractiviste, il était temps de profiter. Et quoi de mieux qu’être retraité depuis 2018 à Perros-Guirec ? Une ville, comme une bonne partie de la Côte de granit rose, qui est un territoire où les résidences secondaires représentent 40 % du parc de logements (INSEE, 2022), et où les plus de 65 ans sont deux fois plus nombreux que les moins de 25 ans. Un terreau favorable à une écologie de confort, celle des classes privilégiées qui ont les moyens de leurs convictions et parfois, de leurs contradictions. Bref, des écolos bourgeois de salon, propres sur eux, qui parlent de révolution écologique sans jamais sortir de leur entre-soi social.

C’est dans ce contexte que Francis Nativel s’est engagé en politique, en figurant en quatrième position sur la liste « de gauche » « Demain Perros, l’Alternative » aux municipales de 2020, conduite par Sylvie Bourbigot, élue Les écologistes (EELV). Très impliqué dans la campagne, il s’est notamment distingué par ses critiques des « inconvénients du tourisme », listant des problèmes « d’acceptabilité par la population résidant à l’année à Perros-Guirec, la dégradation de la qualité de vie dans certains quartiers et la surfréquentation de certains lieux ». Il a également critiqué la hausse du nombre de résidences secondaires et l’artificialisation des sols.

Oui mais voilà. On croit à des positions cohérentes sauf que cela ressemble fort à « faites ce que je dis, pas ce que je fais »… Car la famille Nativel possède elle-même une villégiature à Perros-Guirec depuis les années 1960. Ou plutôt, un « pied-à-terre estival », selon la formule de Francis Nativel, dans ce jargon de caste qui transforme les privilèges en élégance de langage.

L’engagement ne s’arrête pas là. Son épouse, Mariig Nativel, est active au sein du collectif citoyen pour la transition écologique de Perros-Guirec et de la Commission Pérenne (Perrosiens ÉcoResponsables pour l’Environnement, la Nature et Nos Enfants), instance consultative de la municipalité. Dans ce cadre, elle a salué la politique de gestion de l’eau de la ville… et la subvention de 9 000 euros accordée en 2024 à Eau et Rivières de Bretagne pour la formation des élus locaux. Une association que préside son mari !

Enfin, ce détail révélateur. Pour fêter sa retraite en 2017, le couple s’est offert un mois en Antarctique à bord d’un « navire scientifique » qui ressemblait surtout à une croisière polaire pour privilégiés : 8 000 euros par personne, tout de même ! Une façon, sans doute, de tourner la page de trente ans passés à optimiser les procédés pétrochimiques qui tuent le Vivant.

La COCUE (Combattre l’Opposition Contrôlée Ultramondaine Ecologiste)

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Communiqué de presse du 1er juillet 2026 – Stop Mine Salau

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Stoptoutour, Tournée dans l’Hexagone contre le renouveau minier et l’extractivisme ici et ailleurs

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Rencontres autour des enjeux de l’extractivisme en Alsace (lithium et géothermie profonde) et ailleurs !

Rencontre festive pour s’opposer aux géo-laboratoires de démesure et d’expérimentations à échelle inhumaine : la géothermie profonde et l’extraction de lithium en Alsace
Et tout le tralala pour s’opposer à son monde ici et ailleurs.

On se retrouve cet été 2026 entre le 6 et le 9 Aout, à Nature’lich : 10 rue Woglers, Betschdorf 67660

On y parlera de
– l’agriculture et des ressources
– du numérique et d’extractivisme
– de la géothermie profonde, du lithium
– de colonialisme et d’extractivisme

Voici le pré-programme :

Jeudi 6 :
montage et le soir, projection-discussion de « transition sous tension »

Vendredi 7 :
Matin : Arpentage du livre de la Hourriya « La guerre du sous-sol » puis atelier réemplois de cellules de batteries lithium
Aprèm : présentation de la revue anti-extractiviste sans dessous dessus puis présentation de la situation de l’extractivisme au Congo
Soir : : Théâtre forum puis DJ set

Samedi 8 :
matin : Ballade à vélo des infrastructures ou suite de l’atelier réemplois de cellules de batteries lithium
aprèm : table ronde : Géothermie profonde et extraction de lithium : Ni ici ni ailleurs ! Puis expression libre radiophonique et graphique puis à 18h ballade botanique et naturaliste
soir : tartes flambées (végé/végan) puis concerts de : Garrrrot puis Mox et les mixa monstres

Dimanche 9 :
matin : Écoute-petit dej de «le mythe de la transition énergétique» puis présentation de la situation du technocentre de Fessenheim. Radioactivité, recyclage et extractivisme
aprèm : table ronde, : IA, numérique : énergies et ressources. De l’extraction des minerais à l’impact sur les cerveaux de l’IA générative. Radioactivité et extractivisme. Géothermie, nucléaire et data center.
soir : projection de Covas de Barroso puis lecture-musicale de soulaterrelesousol puis concert surprise du saxophoniste fou

Et tout du long des rencontres :
Elina /anilE exposition photo sur la Bolivie et le Salar d’Uyuni : le désert blanc de Lithium, et les communauté Aymara
Exposition de vulgarisation scientifique sur le contexte local de la géothermie profonde et l’extraction de lithium en Alsace.
Table de presse de médias indépendants par la Presse Pas Pareil. Infokiosque et librairie. Tables d’infos de luttes locales.
Radio autonome et tente d’auto-média expression libre: édition d’un zine des rencontres et de podcasts

 

Et voici plus d’informations pratiques :

Où ?
Sur un terrain verger-maraîcher, à Nature’lich : (10 rue Woglers, Betschdorf 67660).
Concernant une potentielle canicule : le terrain est ombragé par certains arbres et  d’une toile d’une dizaine de mètres ainsi que de multiples barnums. Points d’accès facile à l’eau réparti à différents endroits. Concernant l’accessibilité PMR : le lieu n’est pas pensé pour il est de pleine terre, cependant il est assez plat et peu de crevasse. Les toilettes sèches ne sont pas accessibles PMR.

Comment venir ?
Gares (TER) les plus proches : Soultz sous Forêts, Hoffen ou Haguenau. C’est à la gare de Haguenau qu’il y aura le plus souvent des arrivées depuis Strasbourg.
On organisera sûrement une navette sur les arrivées à la gare de Soultz pour aller directement aux rencontres.
Bus Haguenau – Betschdorf ligne 309 : horairebus
En voiture : il y a un parking prévu sur site
En covoiturage : si vous cherchez une place ou bien voulez en proposer une, rdv ici (pas besoin d’identifiant) : https://togetzer.com/covoiturage-evenement/6batts
À vélo : à partir de la gare de Haguenau (plutôt que Soultz) c’est plus agréable car c’est plat et ça passe par un chemin cycable traversant la forêt (frais et à l’ombre). Le Trajet dure 1 heure. À partir de Strasbourg ça met environ 3h.

Espace Camping (pas de feu de camp ou camping-gaz, emmener les déchets), possible de venir avec votre camion
Pas de tout à l’égout côté douches solaires (Préférez le savon de Marseille plutôt que des savons trop chimiques car nous serons sur un terrain verger-maraîcher)

Cantine végétalienne, tartes flambées (végan), arranchini (végan)
Cash only, pour le prix libre on prendra que du liquide (distributeur le plus proche au 88 Rue du Dr Deutsch, 67660 Betschdorf, accessible à pied du site)

Pas de manif ni de merguez prévue le dimanche (ni aucun autre jour)

 

Si vous voulez partager l’évènement, le programme, les affiches et tracts sont en PDF :

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flyer-impression
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horairebus
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Et voici le texte d’invitation :

Au bord de la plus grande forêt communale de France, en Alsace du nord où des industriels prévoient de produire de l’électricité avec la chaleur des entrailles de la Terre (allant jusqu’à 5000m de profondeur), pour alimenter et installer pour l’occasion d’autres industries et des data centers, prévoient d’extraire du lithium pour des batteries de voitures électriques. Le raffinage (une première en fRance) se ferrait non-loin.

En échange ? Séismes, pollutions (et accaparements) des eaux, des sols, des sous-sols. Radioactivité, destruction du vivant. Bétonisation, nouvelles routes et parcs industriels. Mensonges et des grosses mallettes en jeux. Argent publique pour des intérêts privés. Expropriations et autres magouilles (anti-) démocratique.

Les exploitations se multiplient, les permis de recherches deviennent de plus en plus nombreux. Le gouvernement veut accélérer ces projets industriels en faisant la promotion d’un nouveau décret qui menace les recours environnementaux pour les associations et en proposant des « mines en kit » prêt pour les investisseurs au détriment de l’avis des locaux.

Contre ce laboratoire de démesure et d’expérimentations inhumaines
Contre les mines et leurs mondes 
Ni ici ni ailleurs

Retrouvons-nous pour danser, chanter, se cacher, s’informer, se rencontrer, bien manger, veganaise du 6 au 9 août 2026 en Alsace du Nord

Plus d’informations à venir sur :
raslamine.noblogs.org/alsace

 

 

 

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« Gender-washing » : comment les multinationales du secteur extractiviste détournent les revendications féministes

[pompé sur l’observatoire des multinationales]

Face à la contestation sociale et environnementale, les multinationales pétrolières ou minières se posent de plus en plus souvent en champions de l’égalité des femmes pour légitimer leurs projets controversés. Enquête sur ce « gender-washing » dont TotalEnergies en Ouganda fournit une parfaite illustration.

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Attaque sur ABB, un contracteur de Nouveau Monde Graphite, deux véhicules incendiés

[pompé sur mtlcontreinfo]

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Plus tôt durant le printemps, deux pick-up appartenant à la compagnie de technologies industrielles ABB ont été incendiés dans le stationnement de leur bureau principal situé à Montréal. ABB se spécialise dans l’électrification et l’automatisation industrielle. Ils sont un rouage important dans la machine dévastatrice de la « transition écologique » à l’échelle internationale. ABB possède un contrat avec Nouveau Monde Graphite (NMG) pour la construction d’une sous-station de la mine de graphite Matawinie située à Saint-Michel-des-Saints, qui fut récemment déclarée comme un projet « d’intérêt national » par le gouvernement du Canada. NMG prétend que cette sous-station va éventuellement permettre à la mine de fonctionner de manière complètement électrique.

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Toujours pas de Fracking à Glovelier

[pompé sur renversé]

La semaine dernière, nous avons saboté 20 stations de recharge de la IWB à Bâle.

Par cette action, nous exprimons notre solidarité avec la lutte menée depuis plus de dix ans dans le Jura contre le projet de géothermie profonde à Glovelier.

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enquête judiciaire ouverte après des révélations sur Imerys Glomel

[pompé sur splaan]

L’affaire de pollution impliquant la mine Imerys de Glomel prend une tournure politique et judiciaire. Après nos révélations sur un important déversement de produits chimiques, plusieurs responsables publics, associations environnementales et organisations syndicales réclament davantage de transparence, un renforcement des contrôles et des comptes à rendre de la part de l’industriel comme de l’État.

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Zinc, plomb et étain : l’extraction minière au prix « d’une culture de la mort »

[pompé sur reporterre]

Des milliers de mineurs boliviens travaillent dans la montagne du Cerro Rico. Voleurs de minerais, éboulements, maladies… On y meurt souvent dans l’indifférence généralisée. Il y a une « culture de la mort », confient les veuves.

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Rassemblement et manif en canoé (!) contre Imerys et sa mine de lithium

[pompé sur numérozéro]

Le 21 juin, on vous invite à descendre la Sioule avec Stop Mines 03 et vos plus belles banderoles pour continuer à mettre la pression sur Imerys et son projet minier qui doit voir le jour sur la commune d’Echassières (03) d’ici 2030.

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Pour extraire son sable, Lafarge dévore les méandres de la Seine

[pompé sur reporterre]

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Dans la nouvelle fosse Lafarge, pelleteuses et camions miniers s’affairent au milieu de la poussière ocre et grignotent chaque jour un peu plus les terres agricoles.

L’extraction de sable par le géant du béton Lafarge détruit les paysages des boucles de la Seine, dans l’Eure. Malgré la résistance locale, l’industrie puissante avale des centaines d’hectares.

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Malvési, monstre toxique

[pompé sur cqfd]

malvesi

Malvési est un site de traitement de l’uranium qui sévit depuis sept décennies, à deux pas de Narbonne. Une bombe toxique auquel le journaliste Sébastien Navarro, plume occasionnelle de CQFD, a consacré un ouvrage tout juste publié, Malvési. Entretien.

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Mine bretonne d’Imerys : plus de 3 000 litres de produits chimiques déversés en amont d’une réserve naturelle

[pompé sur splann!]

Selon les éléments obtenus par Splann !, la mine bretonne d’Imerys a déversé environ 3.000 litres de produits chimiques illégalement en juillet 2021. Un élu de la commune de Glomel vient de signaler cette infraction au procureur de la République de Saint-Brieuc. Ce scandale met en lumière les pratiques du groupe minier, alors que l’État a annoncé un investissement de 50 millions pour soutenir le projet de mine de lithium de la multinationale en Auvergne.

Vidange des deux cuves de produits de flottation

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Nussir est une montagne pas une mine ! Appel à l’action contre la « mine Nussir » au-delà de l’environnementalisme libéral dans le Sápmi occupé par la Norvège

[pompé sur actforfree et traduit plus ou moin automatiquement]

Ceci est un appel mondial à l’action contre la mine de cuivre actuellement en construction à Riehpovuotna (appelée « Repparfjord » par les colonisateurs), dans le Sápmi occupé par la Norvège.

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Sous le nuage, les mines

[pompé sur cqfd]

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L’industrie de la donnée ne pourrait exister sans les filières mondialisées d’exploitation de métaux et de travailleurs. Le collectif technocritique Le « Nuage était sous nos pieds » le rappelait lors de rencontres contre les data centers organisées à Marseille au mois d’avril.

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[Strasbourg] Soirée d’information sur l’extractivisme en Alsace et ailleurs

[pompé sur manif-est]

4-juin-2026

Jeudi 4 juin à 19h aura lieu au Molodoï (19 rue du Ban de la Roche), une soirée d’information sur les grands projets industriels (géothermie-lithium) en Alsace et ailleurs.
Au programme : écoute collective de podcast, projection, discussions et repas partagé (ramène ce qui te fait plaisir !)- il y aura aussi un petit kiosque. L’événement est évidemment ouvert à toustes et gratuit.

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Limoges contestation du 29/04/2026

[pompé sur stopmines87]

rassemblement-29-04-2026

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Rassemblement festif face au site de projet d’usine de lithium d’Imerys

[pompé sur Instagram]

23-mai-2026

Soyons nombreuxses à participer à l’événement près de Montluçon (Allier) organisé par les collectifs locaux opposés au projet d’Imerys !

Le samedi 23 mai, dans le cadre de la Fête de la nature et du Printemps des luttes, rendez-vous devant le site champêtre où est prévue l’installation de l’usine chimique d’Imerys. Venez échanger sur le projet de l’usine de lithium et son impact.
📢 10h30 Prise de paroles et tables de presse
📢 12h30 Pique-nique partagé, ateliers participatifs, ludiques et festifs !

💰 Le 12 mai 2026, l’Assemblée Générale Ordinaire d’Imerys se tiendra au New Cap Event Center 3 Quai de Grenelle, 75015 Paris à 15h (avec retransmission sur le site internet d’Imerys). Performances en baisse avec une diminution de 4,1% de son chiffre d’affaires, crise au Moyen-Orient et tension sur le marché n’aideront pas les choses pour convaincre ses investisseurs…
La Banque des Territoires, maintient pourtant, le 22 avril 2026, sa prise de participation minoritaire au capital du projet EMILI d’Imerys pour 50 millions d’euros. Encore de l’argent public pour une entreprise privée et juste pour permettre l’achèvement de l’étude de faisabilité définitive, jalon du projet prévu début 2027.

💥L’an dernier pour l’AG d’Imerys des militant-es s’étaient invité-es et avaient organisés divers événements, la surprise sera peut-être encore de mise ! Restez informé…

⛏️ Nous ne lâcherons rien, nous continuerons de pointer du doigt ce projet qui n’a rien d’écologique, mais aussi tout ceux qui se servent de minerais et poussent à l’extraction minière à l’international comme en République Démocratique du Congo, en Argentine ou au Soudan.
La convergence des luttes s’accentue autour de ce projet minier d’Imerys, rejoignez-nous !

❤️ Merci aussi aux collectifs locaux qui ne sont pas sur instagram, retrouvez les sur internet.
🙇 Merci pour la participation et de relayer.
@npa_63
@terresdeluttes
@lfiumoulins03
@inspir.actions
sdltvolcans63
@xrclermontferrand
@naturalistes_des_terres
@collages_feministes_montlucon
@planningfamiliale03
ldh.clermont.63
@dafcall

#Imerys #ConvergenceDesLuttes #stopmines #printempsdesluttes

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Manif’ a Saint-Girons contre la mine de tungstène !

[pompé sur iaata.info]

Note la date et les informations dans ton agenda, ton frigo, ta chambre,… pour la future manif à Saint-Girons à 10H le samedi qui suit l’éventuel début des travaux à Couflens visant à rouvrir la mine de tungstène !!!

La mine de Salau, sur la commune de Couflens en Ariège, a été exploitée de 1971 à 1986 pour en extraire du tungstène polluant irrémédiablement ses alentours à l’arsenic et a l’amiante. Après une première tentative de réouverture en 2017 Variscan Mines détient aujourd’hui un permis exclusif de recherche minières pour le gisement. Le tungstène est un minerai critique employé dans de nombreuses industries lourdes telles que l’aérospatiale et la défense.

Il y a un rendez-vous à poser à Toulouse pour un départ collectif :

  • 08h à la station Basso-Cambo pour un départ en voiture ( vu que la date est incertaine, on ne garantit pas la présence d’un véhicule pour tout le monde, ce rendez-vous dépendra de l’initiative de chacun.e !)
  • transports en commun :
    Train Toulouse Matabiau – Boussens départ 7H40, puis bus Boussens – St Girons départ 08H55, arrivée 9H40.

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Saverdun (Ariège) : La carrière fortement endommagée par un incendie

[pompé sur attaque]

actu.fr / mercredi 22 avril 2026  

Un incendie « de grande ampleur » s’est déclaré dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 avril 2026 sur le site de l’entreprise de granulats Denjean, à Saverdun en Ariège, a-t-on appris auprès de nos confrères de La Dépêche du Midi. Une information confirmée par le parquet et la préfecture à Actu Occitanie.

« 43 sapeurs pompiers et 11 véhicules » du Service départemental d’incendie et de secours de l’Ariège (Sdis 09) ont été engagés sur le sinistre, détaille la préfecture à Actu Occitanie. […]

Aucune victime n’est à déplorer grâce à l’intervention rapide et efficace de près de
50 pompiers, des services de secours et des forces de sécurité », a indiqué le maire de Saverdun, Philippe Calleja. « D’après les informations dont nous disposons, l’origine volontaire de l’incendie est envisagée. Nous attendrons les résultats de l’enquête avant tout commentaire. Toutefois, si cette hypothèse se confirmait, nous condamnerions tout recours à la violence ».
Contactée par Actu Occitanie, l’entreprise Denjean n’a pas fait de commentaire sur la durée de l’arrêt des installations et le chômage technique touchant ses employés.

Et un autre article du même journal précise que « Si le feu n’a fait aucune victime, il a fortement endommagé le site. »

La Gazette ariégeoise, en date d’aujourd’hui, précise que « […] par la voix de son président Jean-Philippe Sannac, la communauté de communes des Portes d’Ariège Pyrénées a indiqué que « un incendie majeur, consécutif à plusieurs départs de feu simultanés, a entièrement détruit les infrastructures de Denjean Granulats » et que « […] Pour sa part, le procureur de la République Olivier Mouysset a indiqué qu’une procédure judiciaire a été ouverte cette nuit « du chef de destruction en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », après l’incendie de tapis roulants de grosses excavatrices installées dans des carrières produisant des granulats.
L’enquête a été confiée à la section de recherches de Toulouse et à la brigade de recherche de Pamiers qui agiront en co-saisine. « En l’état des premières constatations réalisées sur place, et diligentées dans l’urgence, la thèse accidentelle semble pouvoir être écartée, ajoute le magistrat fuxéen. Tous les moyens sont désormais mis en œuvre pour identifier les causes précises de l’incendie, ceux qui en sont responsables, et parvenir ainsi dans les meilleurs délais à la manifestation de la vérité » […] ».

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Montreuil-au-Houlme (Orne) : Contre la carrière et pour les arbres, le sabotage

[pompé sur attaque]

L’Orne combattante / lundi 20 avril 2026

Le feuilleton de la carrière de Montreuil-au-Houlme (Orne) continue. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril 2026, un engin de chantier du groupe Pigeon, qui doit s’occuper des travaux, a été incendié.
Par ailleurs, sur le mur d’un hangar, on retrouve un tag : « Laissez la terre. Casse-toi Pigeon. » Ces incidents ont été découverts alors que l’entreprise avait positionné ses bulldozers la semaine dernière.

Les membres du collectif Stop Carrière, qui protestent contre ce projet depuis plusieurs mois et une nouvelle fois rassemblés devant le site pour empêcher les travaux de commencer, ont indiqué ne pas vouloir être assimilés à ces actions commises, qu’ils ont découvertes lundi matin.
Le groupe Pigeon n’a pas souhaité faire de commentaires.

Ouest-France / mardi 21 avril 2026

Le projet de carrière de granulats à Montreuil-au-Houlme, entre Argentan et Flers (Orne), suscite des crispations. Mi-mars 2026, la Direction régionale de l’environnement a sommé la société Socaorne, une filiale du groupe Thierry Pigeon, de cesser une coupe d’arbre effectuée en dehors de la période autorisée, prévue de septembre à octobre.

De plus, lundi 20 avril, un des engins de chantier a été incendié en pleine nuit. Dans la foulée, la société SocaOrne a préféré enlever ses autres engins du site, d’autant que ces derniers n’ont finalement pas le droit d’araser avant plusieurs mois les trognes de ces arbres abattus le mois dernier.

Publié dans Agitation, Sabotage | Commentaires fermés sur Montreuil-au-Houlme (Orne) : Contre la carrière et pour les arbres, le sabotage

[pompé sur lemonde]

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/03/26/en-alsace-des-habitants-inquiets-de-voir-la-terre-trembler-a-cause-des-projets-d-extraction-de-lithium_6674294_3244.html

Le site de forage géothermique exploité par Lithium France à Schwabwiller, sur la commune de Betschdorf (Bas-Rhin), le 2 mars 2026.
Le site de forage géothermique exploité par Lithium France à Schwabwiller, sur la commune de Betschdorf (Bas-Rhin), le 2 mars 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP

A Rittershoffen (Bas-Rhin), un village de près de 1 000 habitants situé à 50 kilomètres de Strasbourg, Véronique Voegler se souviendra longtemps de la soirée du 4 décembre 2025. « Il devait être 20 heures quand une détonation a retenti, suivie de tremblements de la maison. J’ai eu vraiment peur, raconte-t-elle. D’autant que ça a recommencé la nuit, au point de me réveiller. » Près de quatre mois plus tard, la sexagénaire fait le tour de son habitation et montre les peintures intérieures et le crépi extérieur lézardés sur plusieurs mètres, en longues fentes verticales ou horizontales.

Le soir du 4 décembre, une quinzaine de maisons du village ont été endommagées par une secousse d’une magnitude de 2,7 ressentie sur un très large périmètre, qui s’inscrit dans une séquence de 250 miniséismes depuis plusieurs mois. Les activités d’une entreprise d’extraction d’eau chaude issue des cavités de la faille rhénane, 2,5 kilomètres sous terre, sont rapidement mises en cause et arrêtées comme prévu dans l’autorisation préfectorale.

« Faire circuler des fluides en profondeur peut créer une microsismicité. On ne peut pas l’éviter, mais il faut en limiter la magnitude », explique Francesca de Santis, de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques. « Au-dessus d’une magnitude 2, nous estimons qu’ils peuvent créer des nuisances », ajoute-t-elle. D’autant qu’à magnitude égale ces séismes d’origine humaine sont beaucoup plus ressentis que des tremblements de terre naturels, ancrés plus profondément.

Multiplication des projets

A Rittershoffen et dans les villages voisins, ces séismes inquiètent de plus en plus les habitants, qui voient les projets de forage se multiplier. Outre la géothermie, c’est désormais le lithium, présent dans l’eau chaude issue des profondeurs de la terre, qui intéresse les industriels. Alors que les politiques soulignent l’importance de développer une filière française dans la course mondiale à cet « or blanc » nécessaire à la fabrication des batteries, seize doubles puits sont aujourd’hui prévus en Alsace, selon les chiffres de l’entreprise Lithium de France.

« Si on multiplie les forages, on augmente inévitablement le risque de séismes induits », observe Jean Schmittbuhl, chercheur au CNRS. « On sait de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis que des réinjections d’eau à plusieurs dizaines de kilomètres les unes des autres peuvent interagir. Pourtant, en France, on traite les forages indépendamment, alors qu’ils sont voisins. » Déjà plusieurs sites ont dû être fermés dans la région et, en 2019, la cathédrale de Strasbourg a été ébranlée par un séisme de magnitude 3,3 dû à la géothermie ; en 2021, un séisme de magnitude 3,9 était lui aussi lié à un projet de géothermie.

A Rittershoffen, tous les mystères des séismes du 4 décembre n’ont pas encore été percés. « Le forage qui fonctionne depuis 2017 n’a créé de séismes qu’à partir de la fin 2024, et l’épisode de décembre s’est produit loin du point de réinjection de l’eau, qui reste pourtant le lieu où d’ordinaire se produit la sismicité induite », souligne Jean Schmittbuhl, qui est en train de développer l’observation au moyen de capteurs chez une trentaine d’habitants.

« Je refuse de servir de cobaye »

A Schwabwiller, commune de Betschdorf, non loin de Rittershoffen, Lithium de France a érigé une tour métallique de forage de 51 mètres de hauteur, pour quelques mois. Une fois les forages creusés, l’industriel fera remonter à la surface l’eau géothermale à 130 °C, puisée à 2 400 mètres de profondeur, qui alimentera des entreprises en chaleur. « Nous en extrairons également le lithium, avant de réinjecter cette même eau dépourvue de ses calories et de son lithium, avec un deuxième forage », explique Xavier Goerke, le responsable du développement. Objectif : en tirer, chaque année, 1 500 tonnes d’équivalent carbonate de lithium, qui sert de matière première pour fabriquer les batteries électriques.

La maison de Joël Rang, qu’il a fait construire en 2019 à l’extrémité d’un lotissement, est à 350 mètres de la tour. « On avait choisi de vivre à la campagne, loin des industries, pas à proximité d’un forage », explique le père de famille. « Je n’ai rien contre l’extraction en Alsace, mais je refuse de servir de cobaye », s’agace-t-il. A ses yeux comme à ceux des autres habitants – selon les collectifs citoyens de la zone –, le mot « lithium » serait devenu un sésame pour « s’affranchir de nombreuses règles », voire « jouer les apprentis sorciers dans la plus grande opacité ».

Le site de forage géothermique exploité par Lithium de France à Schwabwiller, commune de Betschdorf (Bas-Rhin), le 2 mars 2026.
Le site de forage géothermique exploité par Lithium de France à Schwabwiller, commune de Betschdorf (Bas-Rhin), le 2 mars 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP

Manque d’informations, promesses non tenues à Ritteshoffen, qui devait bénéficier d’un développement économique jamais advenu, et silence des élus ont rompu la confiance entre les industriels et les habitants. « On nous a pris pour des imbéciles pendant des années », regrette Marie Walter, porte-parole de l’Association de défense de l’environnement et de la qualité de vie à Rittershoffen.

Contacté par Le Monde, le président de la communauté de communes de l’Outre-Forêt, Paul Heintz, le plus fervent partisan de ces projets, n’a pas donné suite. Même silence du côté de la préfecture du Bas-Rhin ou de la part de l’exploitant de Rittershoffen, ES-Geothermie. Chez Lithium de France, en revanche, on se veut rassurant. Xavier Goerke insiste sur « la technologie qui a beaucoup évolué depuis le forage de Rittershoffen », sur « le réseau de surveillance des séismes, composé de huit capteurs », et sur « la mise en place d’un groupe de travail sur les possibles interférences entre les forages prévus par les différentes entreprises du secteur ».

Des habitants du village voisin d’Hatten (près de 2 000 habitants) ont monté le collectif Hatten Demain, qui s’oppose à ce que soit traité chez eux le lithium de Schwabwiller. D’autant que, cette fois, le projet menace un site mémoriel.

Dans le fournil d’Hélène Faust, la paysanne-boulangère d’Hatten, les effluves de céréales se mélangent. « Pain bio à la farine fraîchement moulue, faite avec nos cultures », sourit-elle, fière de nourrir 150 familles. Alors, quand elle parle de ces terres qu’on veut lui enlever, c’est comme si on lui arrachait une partie d’elle-même. « Prendre des terres agricoles pour en faire un parc industriel qu’on pourrait installer n’importe où ailleurs, cela nous renvoie l’idée que notre travail n’a aucune valeur », résume, en serrant les dents, celle qui a créé un modèle économique tenant juste sur sa quarantaine d’hectares.

« Une profanation »

Cette terre, Hélène l’aime aussi parce qu’elle raconte une page de notre histoire. Là où la communauté de communes veut bâtir des hangars a eu lieu la bataille d’Hatten-Rittershoffen, du 9 au 21 janvier 1945, qui fit plus de 4 000 morts, dont une partie de jeunes Américains et plus de 80 locaux, où 500 personnes ont été portées disparues, où 250 chars se sont affrontés.

A 6 000 kilomètres de là, les vétérans américains enragent. « Ce lieu abrite les restes de soldats américains portés disparus, tombés pour la liberté de la France en janvier 1945. Leur dernière demeure est le champ de bataille lui-même. Creuser, aménager le terrain et y construire des entrepôts n’est pas un développement. C’est une profanation », ont écrit le responsable de la fondation des vétérans de la division Rainbow et un major général dans un courrier – que Le Monde a pu consulter – adressé aux ministères de la culture et des anciens combattants.

« Tout n’est pas possible au nom du lithium », s’exaspère Muriel Manière, à l’origine du collectif Hatten Demain, qui veut préserver ce lieu de mémoire et a demandé le classement comme monument historique de la casemate Esch, un des lieux les plus symboliques de la libération de l’est de la France et où est, pour l’heure, prévue la construction d’un rond-point de circulation, aux abords des 43 hectares de la zone industrielle.

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Au Brésil, la « vallée du lithium » ne tient pas ses promesses de sortir des habitants de la pauvreté

[pompé sur lemonde]

L’exploitation de l’or blanc devait transformer le nord du Minas Gerais. Deux ans après, citoyens et élus constatent que les bénéfices tardent à se matérialiser, tandis que les nuisances s’installent : pollution, hausse des loyers, fissures dans les maisons.

Des fissures sont visibles sur les murs d’une maison située près d’un site d’extraction de lithium, dans la vallée de Jequitinhonha, au Brésil, le 29 mai 2025.
Des fissures sont visibles sur les murs d’une maison située près d’un site d’extraction de lithium, dans la vallée de Jequitinhonha, au Brésil, le 29 mai 2025. REBECA BINDA

Tandis qu’elle prépare le déjeuner dans de grandes casseroles, Cleonice Patricia, retraitée de 56 ans, parcourt du regard les fissures qui lézardent les murs de la cuisine de sa petite maison en argile. « Elle va s’effondrer », répète d’un air résigné la quinquagénaire en ce début du mois de janvier. Elle habite Piaui Poço Dantas, un petit village où vivent environ 80 familles, dans la vallée du Jequitinhonha, dans l’Etat du Minas Gerais, dans l’est du Brésil.

Comme de nombreux voisins, elle accuse les explosions de la mine de lithium à ciel ouvert, exploitée par l’entreprise canadienne Sigma Lithium, à environ 1 kilomètre de chez elle, entre les municipalités d’Itinga et d’Araçuai, d’être à l’origine des dommages sur sa maison et de soulever des nuages de poussière. Son vieux chiffon effiloché, qu’elle porte sur l’épaule, ne la quitte plus. « Il faut le passer tout le temps ! », souffle-t-elle.

Pourtant, lorsque Sigma a commencé ses opérations dans la région, en 2023, les habitants de Piaui Poço Dantas, pour la plupart des mineurs artisanaux, étaient remplis d’espoir. Romeu Zema, gouverneur du Minas Gerais depuis 2018, avait promis que l’exploitation du métal mondialement convoité pour la fabrication de batteries électriques permettrait à cette région défavorisée, qui, d’après le Service géologique des Etats-Unis, concentre environ 85 % des réserves de lithium du Brésil, de se défaire du surnom de « vallée de la misère ».

« Nous voulons que Jequitinhonha se transforme en vallée de la technologie pour la production de batteries et d’autres produits à forte valeur ajoutée », avait déclaré le gouverneur, en mai 2023, au siège du Nasdaq, à New York, lors du lancement du projet « Vallée du lithium ». Ce vaste programme vise à encourager l’installation de multinationales minières dans l’Etat, grâce à des incitations fiscales, à un accès facilité au crédit et à un soutien à la recherche.

Sigma « n’a rien apporté de bon »

Mais deux ans après l’arrivée de Sigma, qui concentre désormais 70 % de la production du lithium du pays, l’heure est à la déception. Malgré une augmentation de 71 % de la production de lithium (sous forme de concentré de spodumène) entre 2023 et 2024, selon les chiffres de l’Agence nationale des mines, et la création de 3 900 emplois directs, la région reste pauvre. Le Brésil pèse aujourd’hui 10 % de la production mondiale de lithium, mais « le développement technologique est très limité, car ce qui est produit est principalement un produit brut destiné à l’exportation », constate Aline Faé Stocco, économiste à l’université fédérale des vallées du Jequitinhonha et du Mucuri, également chercheuse au sein de Liquit : Vozes dos Territorios, qui étudie l’impact de l’extraction du métal dans la vallée. De fait, en 2024, la quasi-totalité des 944 114 tonnes de concentré de spodumène produites au Brésil a été destinée à la Chine.

Un site d’extraction de lithium à ciel ouvert, dans la vallée de Jequitinhonha, dans l’Etat du Minas Gerais, au Brésil, le 27 septembre 2024.
Un site d’extraction de lithium à ciel ouvert, dans la vallée de Jequitinhonha, dans l’Etat du Minas Gerais, au Brésil, le 27 septembre 2024. REBECA BINDA

Les entreprises minières n’améliorent ainsi que marginalement la qualité des emplois locaux. « Les activités minières parviennent surtout à attirer des services qui y sont liés, ou une diversification du commerce pour répondre à l’augmentation de la population due à l’arrivée des employés des entreprises. » Aux yeux de la chercheuse, la ruée vers l’or blanc ne fait que reproduire « le même modèle des projets historiques de développement de la région », marquée par l’exploitation de matières premières telles que l’or, le diamant ou de l’eucalyptus, sans que cela lui permette de sortir de la pauvreté.

Pour Elias Jardim Nunes, 53 ans, habitant de Piaui Poço Dantas, Sigma « n’a rien apporté de bon ». Assis sur un banc, cet homme fatigué contemple avec dépit une montagne de pierres d’une quarantaine de mètres de hauteur, au bord du fleuve Piaui, à une centaine de mètres de son domicile et de l’école du village. Autrefois, la zone, qui appartenait à un exploitant agricole, était couverte de cocotiers et de maisons anciennes. Mais à la suite de la vente du terrain à Sigma par l’exploitant agricole, la multinationale l’a converti en espace de stockage de matériaux rocheux et de résidus issus de la mine. « J’ai peur qu’elle [la pile de déchets] tombe dans le fleuve », s’inquiète Elias Jardim Nunes, qui s’y baigne.

Face aux bouleversements provoqués par le lithium, de nombreux habitants de Piaui Poço Dantas souhaitent déménager dans le centre de la ville d’Araçuai, à une demi-heure de route. Mais, sans soutien, cela leur est impossible. « Je ne suis pas encore parti pour des raisons financières », explique José Uelton Gomes, 25 ans, qui ne perçoit qu’une simple pension d’invalidité de 1 621 reais (environ 270 euros), à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Face à l’arrivée massive d’employés des entreprises minières, « le loyer a fortement augmenté », se plaint ce jeune homme maigre. « Avant, je trouvais des loyers à 300 reais. Maintenant, le moins cher est à 1 500 reais ! »

« Seule option » pour développer la région

De son bureau, dans le centre de Araçuai, le maire, Tadeu Barbosa, du Parti social démocratique (centre), reconnaît que l’exploitation du métal n’a pas encore apporté les bénéfices tant attendus, alors que Sigma avait suscité un « grand espoir de développement », regrette-t-il. Les royalties collectées par la municipalité se sont même effondrées : alors qu’elles avaient dépassé 6 millions de reais en 2023 et 2024, la mairie n’a rien obtenu en 2025.

L’édile attribue cette baisse aux « difficultés financières » rencontrées par Sigma, en raison de la chute du prix du lithium liée à une surproduction mondiale. Il reste néanmoins convaincu que le filon de l’or blanc demeure « la voie » pour développer la région. « C’est la seule option que nous avons », assure-t-il, certain que l’arrivée de nouvelles entreprises permettra d’augmenter les bénéfices pour la municipalité. Selon un rapport de l’International Lithium Association, publié en mars 2025, la demande en lithium devrait tripler d’ici à 2040. Dans la vallée du Jequitinhonha, la multinationale américaine Atlas Lithium et la filiale brésilienne de la société minière canadienne Lithium Ionic, MGLit, mènent des prospections en vue d’exploiter le métal. L’entreprise australienne Latin Resources et la chinoise BYD ont également acquis des terrains dans la région.

Le maire espère aussi accueillir des entreprises européennes. Le 16 janvier, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré, lors d’une visite à Rio, être en train de négocier un « accord politique très important » avec le Brésil visant des investissements conjoints dans le lithium, le nickel et les terres rares, dont le pays détient 23 % des réserves mondiales. « Cela est essentiel pour notre transition numérique et écologique, ainsi que pour notre indépendance stratégique dans un monde où les minerais tendent à devenir un instrument de coercition », a-t-elle déclaré. Elle faisait référence aux menaces du président américain, Donald Trump, d’annexer le Groenland pour s’approprier les gisements de terres rares, afin de réduire la dépendance des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine en la matière.

Terril de résidus miniers de la mine de Sigma Lithium, dans la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais, au Brésil, le 29 mai 2025.
Terril de résidus miniers de la mine de Sigma Lithium, dans la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais, au Brésil, le 29 mai 2025. REBECA BINDA

A Araçuai, une mesure polémique devrait par ailleurs faciliter l’installation des nouveaux arrivants. Le 5 mai 2025, les conseillers municipaux ont réduit de moitié une zone environnementale protégée dans la région Chapada do Lagoao, traversée par les écosystèmes de caatinga et de cerrado, la faisant passer de 24 000 hectares à 10 000 hectares. Les entreprises souhaitant exploiter cette région marquée par de vastes lacs et de fins arbustes rencontreront ainsi moins de contraintes.

Alerter les familles de paysans

Inquiet, l’évêque d’Araçuai, Dom Geraldo Maia, s’est donné pour mission d’alerter les quelque 390 familles de paysans, afrodescendants et indigènes de la région sur les risques des activités minières. « L’entreprise mène une forte campagne publicitaire qui parle du “lithium vert”, comme si cela ne causait pas de problèmes environnementaux ni aux populations », dénonce l’évêque.

Sur son site, Sigma vend son produit comme du « lithium de haute pureté, vert et durable, d’origine responsable ». Néanmoins, le 9 septembre 2025, le ministère public fédéral a recommandé au ministère des mines et de l’énergie de suspendre les autorisations d’extraction à Araçuai, soulignant notamment de « sérieuses préoccupations » concernant l’« abaissement du niveau d’eau » du fleuve Piaui, utilisé pour le traitement physique du lithium par la mine. Contacté par Le Monde, le 5 février, Sigma n’a pas répondu aux questions concernant ses impacts sociaux et environnementaux.

Le 4 octobre 2025, l’évêché a organisé une visite à Piaui Poço Dantas pour que des habitants de la communauté afrodescendante de Santa Rita de Cassia, installés dans la Chapada do Lagoao, constatent les effets de la mine de leurs propres yeux. « Beaucoup de personnes [favorables à l’arrivée des entreprises de lithium] ont changé d’avis quand ils ont vu ce qui arrivait là-bas », assure Antonio Gomes Santos, 76 ans, agriculteur cultivant des ananas, qui a participé à la visite. « Je ne veux rien de tout ça près de moi ! », lance également Simae Gonçalves, femme au visage osseux de 59 ans, qui habite une maison bordée de rosiers. « Je ne supporterai pas tout ce bruit ni cette pollution », assure-t-elle.

A une demi-heure de route de là, une dizaine de familles des peuples indigènes Pankararu et Pataxo sont prêtes à tout pour refuser que le propriétaire de la ferme voisine ne la vende à Sigma. « Ce n’est pas possible de vivre avec une entreprise là, juste à côté, avec cette pollution ! », s’inquiète Cleonice Maria da Silva, 60 ans, une des leaders du village, qui a occupé la ferme, le 27 juillet, pour manifester son opposition à l’achat.

Cette femme déterminée, coiffée d’une tresse noire sur le côté, s’est installée à Araçuai en 2006, après de longues années passées à migrer de village en village en quête d’une terre. Son peuple, les Pankararu, est originaire du Nordeste, au Brésil. Mais pendant la dictature militaire (1964-1985), son grand-père a été incarcéré, comme beaucoup d’indigènes, dans un centre de détention créé par le régime dans le Minas Gerais, pour les « discipliner ». La mère de Cleonice Maria da Silva a alors entamé une longue quête pour le retrouver, au terme de laquelle sa famille s’est unie avec le peuple Pataxo, décidant finalement de rester dans la région.

« Quand nous sommes arrivés ici, il n’y avait pas d’arbres, seulement des pierres, tout était sec », se souvient Cleonice Maria da Silva. Ce n’est qu’après beaucoup d’efforts et de longues années de patience que le village a enfin pu retrouver arbustes fruitiers et plantes urticantes nécessaires à l’alimentation, à la médecine, aux rituels et à la confection d’artisanat. Si une mine s’installe ici, « pour nous, ce sera fini », souffle la leader indigène, espérant ne pas devoir, encore une fois, reprendre la route.

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Sabotage de véhicules de l’entreprise Prosec Sécurity

[pompé sur renversé]

Tous recement, nous avons visé l’entreprise Prosec Security, qui collabore depuis bientôt trois ans avec le projet de géothermie profonde. Cette entreprise assure la surveillance du site de manière continue, y compris durant les périodes où les travaux sont à l’arrêt.
Il nous est insupportable de voir cette société s enrichire grâce à la protection d’un projet massivement contesté par les habitant·es de la région. Le fracking avance, mais notre colère n’est pas résignée, bien au contraire. Dans le Jura, nous sommes déterminé·es à aller jusqu’au bout pour empêcher ce genre de projet honteux qui nous est imposé.
Plusieurs véhicules de l’entreprise ont eu leurs pneus crevés et ont été tagués.
Par cette action, nous adressons un avertissement clair au propriétaire de l’entreprise : nous lui demandons de se retirer du projet de géothermie profonde.
Un message a été envoyé en ce sens au propriétaire de l’entreprise.

Des Jurassien·nes en résistance

Voici le message envoyer au proprietaire :

Monsieur,
Comme vous avez sans doute pu le constater, plusieurs de vos véhicules ont subi des dégradations dans la nuit de samedi à dimanche. Ces événements s’inscrivent dans le contexte du projet de géothermie profonde à Glovelier, que votre entreprise sécurise en continu depuis près de trois ans.
Au vu de la situation et des tensions persistantes autour de ce projet, il nous semblerait souhaitable, dans l’intérêt de l’ensemble des parties concernées, que votre société envisage de se retirer de ce chantier. Vous n’ignorez pas que ce projet fait l’objet d’une opposition très largement majoritaire au sein de la population locale et qu’il a suscité, ces dernières années, une contestation marquée dans le canton du Jura.
Nous espérons que vous saurez tirer les conclusions appropriées et vous orienter vers d’autres activités, dans un climat plus serein.
Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.
Des Jurassien·nes en résistance

Voici quelques infos utiles sur la lutte locale contre le projet GPP :

https://renverse.co/analyses/article/ni-ici-ni-ailleurs-de-la-lutte-locale-contre-la-geothermie-profonde-a-la-4555

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Congrès de la société de l’industrie minérale SIM 2026 à Châlons-en-Champagne.

[pompé sur le BRGM]

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La 75ème édition du Congrès de la société de l’industrie minérale (SIM) se tiendra du 7 au 9 octobre 2026 à Châlons-en-Champagne.

Le congrès-exposition de la Société de l’industrie minérale (SIM) est le salon référent du secteur des industries extractives en France. Il met en avant les équipements et savoir-faire des fournisseurs de produits et services du secteur.

Le rendez-vous privilégié des professionnels de l’industrie minérale

Exploitants, transformateurs, bureaux d’études, fournisseurs de matériels et de prestations, administrations, écoles et universités, organisations professionnelles, experts dans les différents domaines de l’industrie minérale… s’y retrouveront, comme chaque année, pour actualiser leurs connaissances par des échanges, leur participation aux conférences et tables rondes, la visite de sites industriels régionaux, la découverte de l’exposition dédiée à tous les acteurs de ce secteur industriel et le partage de moments conviviaux.

L’eau, ressource essentielle et enjeux stratégiques

Le thème du congrès, l’eau, ressource essentielle et enjeux stratégiques, permettra de souligner l’importance de cette ressource vitale dans les activités humaines et industrielles, ainsi que les défis liés à sa gestion et sa préservation face au changement climatique.

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Contre Imerys et son Monde (CIM)

[pompé sur contre Imerys et son monde]

POUR défendre les milieux et les communautés affectées par Imerys.

FACE aux exactions néocoloniales d’Imerys en France comme à l’étranger, notamment au Brésil, en Afghanistan, mais aussi aux USA.

FACE à la destruction de l’environnement alors que nous sommes confrontés à une crise climatique majeure.

Alors que nous savons qu’Imerys – une des rares multinationales minières françaises – est soutenue par les plus hautes sphères du pouvoir français et francophone.

Il est temps de nous organiser et de lutter contre Imerys et son monde !

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Forêt d’Hambach [Allemagne] : Jours de (re)construction 10-19 avril 2026

[pompé sur squat.net]

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La megamachine doit s’étendre continuellement ou alors s’effondrer. Alors il est advenu que la forêt de Hambach, déjà un reste d’une région boisée bien plus vaste, a été presque entiérement détruite par l’expansion d’une mine de charbon géante, la plus grande d’Europe. Seulement une petite portion de son habitat a été épargnée, grâce à une résistance féroce centrée autour de nombreuses occupations de la forêt, commençant en 2012.

“Hambi” a été un point de concentration pour les luttes anti-capitalistes et ecologistes radicales en europe. La zone autonome créée ici est comparable en taille à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et à Exarcheia à Athènes. Hambi a aussi servi de prédecesseur clé pour beaucoup d’autres luttes de territoires rien qu’en Allemagne, comme Lützerath et le bois de Dannenröder qui sont les deux exemples les plus connus.

Tous les lieux de resistances mentionnés explicitement ici ont depuis, quoi qu’il en soit, été expulsés [1]. Mais Hambi reste autonome jusqu’à ce jour, un lieu sans lois où nous pouvons faire ce que nous voulons. Plutôt qu’être écrasée directement, Hambi a plutôt été oubliée – par les compas/camarades et la société plus largement – depuis que la supposée sortie du charbon a été annoncée. Ce serait une étrange conclusion pour cette lutte de s’éclipser dans la non-pertinence.

Hambi n’a jamais été “sauvée”. Plutôt que d’être directement coupée, elle a été condamnée à une mort lente dûe aux nappes phréatiques volées par un trou toxique qui continue de s’étendre. Il y a des plans pour ensuite exploiter la région en la changeant en un attraction pour touriste eco-bobo, en y ajoutant un port pour yacht [2]. Et dans des temps de militarisation et d’aggravement de la pénurie de ressources, l’état est à une seule élection d’oublier la sortie du charbon et de finir ce qui reste de la forêt.

Mais encore, la mine d’Hambach est au centre de la restructuration du pouvoir, de ses propres mots “depuis le charbon vers l’IA”. Microsoft construit de nombreux centres de données sur le côté est de la mine, essayant d’établir ce que certain.es appellent “la Silicon valley d’Europe”. Sur le côté ouest, à Jülich, l’ordinateur le plus puissant d’Europe a récemment été installé, symbolisant l’entrée de l’Allemagne dans la course aux armements incluant l’IA. Encore plus proche de l’occupation, à Morschenich-Alt, le maire local s’agite a propos de construire “le village du futur”, un haut-lieu pour les firmes néocoloniales de la tech [3].

Aujourd’hui il ne faut pas oublier Hambi. On appelle les vieux/vieilles et nouveaux ami.es à nous rejoindre ici, s’installer, et participer à la régénération de l’occupation. Il y a des défis à vivre en forêt à travers les saisons. Mais c’est aussi une opportunité vivante unique, dans laquelle des structures – sociales et physiques – peuvent être construites libres des règles imposées par le monde extérieur.

La porte est toujours ouverte aux gens de l’extérieur. Alors avec cet appel nous vous invitions spécifiquement à un événement ce printemps. Ce serait un moment génial de rénover ces structures, déconstruire celles qui en ont besoin, et peut être construire aussi quelque chose de nouveau, en fonction de nos priorités à ce moment là. Il y a des ordures à ramasser aussi, également dans les arbres qui furent occupés.

Ce sera aussi un moment pour proposer des ateliers et d’autres choses, comme nous l’avons fait lors de partages de savoirs de nombreuses fois dans le passé. Ce serait une bonne opportunité de parler de différentes visions pour le futur de l’occupation. Et le 14 avril, nous avons le 14ème anniversaire de l’occupation à célébrer.

Dons et matériels de construction seraient géniaux, spécialement des bâches (bâches de style camion, pas celles tissés SVP : elles empoisonnent la forêt).
Des outils seraient aussi bienvenus. Sentez vous libre d’apporter de la nourriture vegan pour la cuisine collective.

Pour l’anarchie et la haute trahison !

Quelques occupant.es de la forêt

P.S.: Nous vous invitons à traduire et diffuser ce texte loin et largement.

Notes de la traduction :
[1] Même si c’est moins une zone autonome, le quartier d’Exarcheia existe toujours, bien qu’il subisse de plein fouet la gentrification générale d’Athènes, que la place soit sous une occupation policière constante qui défend la construction d’un arrêt de metro : les flics se font régulièrement attaquer, des squats ont continué à exister dans la zone, et diverses organisations, la colline de Strefi adjacente a résisté à un projet de privatisation/construction grâce à une organisation de voisin.es et/ou de personnes à tendances anarcho/extrême gauche.
[2] À terme les autorités veulent détourner une partie du Rhin pour remplir le trou de la mine de Hambach et Garzweiler et en faire des lacs…
[3] Morschenich est le village le plus proche de la forêt d’Hambach, qui aurait dû être détruit avec l’expansion de la mine si la forêt n’avait pas été défendue puis protégée légalement, peu de gens locaux y vivent encore et beaucoup de bâtiments sont vides, il a servi de soutien à la lutte de la forêt mais également à la répression, de nombreux agents de sécurité y ayant vécu dans des maisons particulières et travaillé dans leur QG, l’État l’utilise également pour héberger temporairement des personnes exilées.

 

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[Publié le 9 février 2026 en allemand, anglais et espagnol sur Hambi bleibt, puis le 12 février en français sur Attaque.]

Publié dans Évènement, Luttes internationales | Commentaires fermés sur Forêt d’Hambach [Allemagne] : Jours de (re)construction 10-19 avril 2026