Évènement
- Projection Le sang et La Boue avec Generation Lumiere [Saint-Etienne] le 2026/03/24 20:30
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Agitations récentes
- [Wandlitz/Allemagne] Une usine d’asphalte de VINCI/EUROVIA en feu – pour un printemps noir, pour les prisonniers de l’affaire Amploniki
- Fuck ton Nouveau Monde : Acte de vandalisme au bureau de Nouveau Monde Graphite au centre-ville de Montréal
- Dans le Grand Nord, 225 jours de zad et une mine de cuivre bloquée
- Appel à manifester 28 février – Redon
- Tdor of revenge toute l’année !
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Rebut de presse
- Après le Groenland et l’Ukraine, Trump à l’assaut des mines congolaises
- Le sous-sol de l’Afrique, et ses immenses réserves de métaux « critiques » encore inexploitées, aiguise les convoitises
- Le Japon dit avoir réussi à extraire des terres rares à 6 000 mètres de profondeur en pleine mer
- Sans mine de manganèse, la France prêterait-elle quelque 170 millions d’euros au Gabon ?
- Près de Bordeaux, une raffinerie classée Seveso en zone inondable, projet d’« intérêt national majeur » qui fâche
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RAS LA MINE
et tout le reste -
À travers le monde entier, des projets miniers se préparent, se lancent ou se relancent afin de répondre à la demande sans fin de l'industrie. Cette poussée extractiviste s'inscrit dans une nouvelle mue du capitalisme. Une mue prétendument "verte", avec ses voitures électriques, ses aérogénérateurs et ses batteries au lithium. Mais derrière la façade, c'est toujours le même désastre pour fabriquer un monde merdique : des mines qui ravagent les sols et polluent les cours d'eau, des patrons et des usines qui exploitent…
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Raslamine prend pour point de départ la lutte contre un gros projet minier en france, celle d'une mine de Lithium à Échassières dans l'Allier, mais souhaite être un relais plus général des luttes contre cette nouvelle ruée minière (en europe comme ailleurs).
L'envie, c'est de centraliser des infos souvent très éparses en allant grappiller, parfois un peu largement, le peu de ressources disponibles et voir que ça se bouge à différents endroits qui ne se rencontrent pas toujours.
Ce site souhaite parler des actualités sur l'avancée des projets (autorisations de travaux, réunions publiques, nom des entreprises en lien avec le projet…), donner des ressources documentaires et analytiques (film, livre, podcast…), rendre accessibles des textes, affiches et autres matériels de diffusion et de lutte, filer des dates d'événements (à soutenir ou à pourrir), relayer les oppositions, les luttes et les bâtons dans les roues trouvés dans la presse ou envoyés par communiqué, et pourquoi pas être une tentative pour tisser des liens et peut-être faire naître des élans de solidarités. -
Alors n'hésite pas à envoyer ce que tu souhaites partager.
24 Mars Projection Le sang et La Boue avec Generation Lumiere [Saint-Etienne]
[Wandlitz/Allemagne] Une usine d’asphalte de VINCI/EUROVIA en feu – pour un printemps noir, pour les prisonniers de l’affaire Amploniki
[pompé sur bureburebure]
Publié sur de.indymedia, traduit par bbb
Une économie circulaire fondée sur la mort et la destruction
Au vu de la crise climatique, des ravages causés par l’extractivisme et des agressions impérialistes, une centrale d’enrobage en feu appartenant à l’une des plus grandes entreprises mondiales de construction et d’infrastructure parle d’elle-même. Nous souhaitons néanmoins dire quelques mots sur nos motivations et sur l’entreprise concernée. Car VINCI/EUROVIA est bien plus qu’un simple producteur d’asphalte et de béton. Cette entreprise incarne tout ce que nous méprisons et tout ce qui fait de ce monde un lieu d’oppression, de souffrance et de misère : autoroutes, aéroports, barrages, prisons (d’expulsion), centrales nucléaires, matériel de guerre, oléoducs et gazoducs, exploitation minière, etc.
Tous ceux qui veulent savoir sont au courant : la biosphère est en train d’étouffer sous le poids gris de la civilisation. Dans un avenir proche, de nombreuses régions de la planète seront inhabitables en raison de notre mode de vie et de notre économie impérialistes. Des luttes sans précédent pour la répartition des habitats et des ressources semblent inévitables. L’escalade actuelle des conflits militaires et la guerre sans merci menée contre les migrants dans les rues des métropoles américaines ou aux frontières extérieures de l’UE sont déjà de sombres présages de ce qui nous attend. Il est déjà minuit moins cinq. Le système mondial capitaliste tardif est en pleine mutation. La guerre devient la nouvelle norme, tandis que la nature restante ne sert plus que de source de matières premières à piller avant que d’autres ne le fassent.
Des entreprises telles que VINCI profitent pleinement de ces évolutions. L’entreprise assure l’avenir des énergies fossiles en construisant des réacteurs nucléaires, des oléoducs ou des terminaux gaziers (comme celui de Brunsbüttel), tout en tirant profit de l’illusion des énergies vertes en érigeant d’immenses parcs éoliens ou des centrales hydroélectriques. Avec un réseau autoroutier et routier de plusieurs milliers de kilomètres et plus de 70 aéroports dans 14 pays différents, construits et exploités par VINCI, l’entreprise est également un pilier important de l’infrastructure mondiale des transports. Elle alimente ainsi, mètre après mètre, un système parasitaire qui ne connaît qu’une seule direction, celle qui mène tout droit à l’effondrement écologique. L’accaparement des terres, les guerres et les génocides sont indissociables du système capitaliste et ont rendu possible son triomphe. Notre « prospérité » et la domination occidentale sont sans aucun doute le produit de cette histoire (coloniale) meurtrière. Cependant, dans la lutte internationale pour le pouvoir, l’influence et les ressources, l’Occident doit de plus en plus s’imposer face à d’autres acteurs. Cela conduit à nouveau à des effusions de sang inutiles, tandis que les dirigeants de l’industrie de l’armement se réjouissent. « Réarmer l’Europe » est le cri de guerre lancé par Bruxelles pour survivre dans cette situation conflictuelle, et VINCI s’implique également fortement dans ce front de réarmement et de militarisation. Le groupe a ainsi récemment racheté l’entreprise Wärtsilä SAM Electronics, qui entretient plusieurs chantiers navals de la marine allemande et fournit des services d’infrastructure à des dizaines d’installations de l’armée britannique. Les guerres et les destructions environnementales, qui ont toujours accompagné l’expansion de l’exploitation capitaliste, obligent de plus en plus de personnes à quitter leur foyer. Jamais autant de personnes n’ont été en fuite dans le monde qu’aujourd’hui. Les masses « superflues » provenant des pays du Sud sont toutefois combattues avec acharnement, et leurs routes migratoires se sont depuis longtemps transformées en charniers comptant d’innombrables morts. Ceux qui parviennent malgré tout à arriver jusqu’ici ne sont pas accueillis avec empathie et compassion, mais avec humiliation, racisme et répression. Toutes ces caractéristiques marquent depuis des années le débat public sur la migration dans presque tous les camps politiques et favorisent ainsi considérablement les tendances (néo-)fascistes. Et la boucle est bouclée. Car même la souffrance des réfugiés peut être source de profits, et VINCI tire profit du régime frontalier rigoureux de l’Europe en construisant des centres de rétention et des postes de contrôle aux frontières.
Malgré tout cela, l’entreprise aime parler de « responsabilité » et de « durabilité » et, au vu des agissements de VINCI, l’économie circulaire tant vantée prend un tout nouveau sens, avec un arrière-goût extrêmement amer. Leur arrogance et leur autosatisfaction sont insupportables. Nous ne pouvons et ne voulons plus rester les bras croisés face à leur commerce de la mort. C’est pourquoi, dans la nuit du 11 mars, exactement 15 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avons considérablement endommagé et temporairement mis hors service l’usine d’enrobage de l’entreprise VINCI/EUROVIA, qui profite du nucléaire, à Schönerlinde/Wandlitz. Pour ce faire, une bonne demi-douzaine d’engins incendiaires ont été placés à divers endroits sur les bandes transporteuses et les câbles électriques des moteurs.
Mais ce feu d’artifice dans le ciel nocturne de Brandebourg se veut aussi un signe de solidarité et d’unité internationales. Nous adressons en particulier nos salutations révolutionnaires à Marianna M. et Dimitra Z., emprisonnées en Grèce, ainsi qu’à tous les autres prisonniers de l’affaire Ampelokipi, qui seront bientôt jugés. Amour et force ! Il convient de mentionner que VINCI, avec plus de 500 km d’autoroutes, est l’un des plus grands exploitants d’autoroutes en Grèce et participe également à d’autres activités douteuses et à la destruction de l’environnement dans le pays. (Pour en savoir plus : switch off the Mitsotakis regime !)
Comme nous attendons le printemps avec impatience et que les premiers rayons de soleil réveillent notre envie d’agir, nous comprenons cette attaque comme un écho à l’appel lancé depuis la France : « Plus chaud que le nucléaire, pour un printemps noir 2026 ». Avec le soutien actif de VINCI, la « Grande Nation » construit actuellement une décharge pour les déchets radioactifs de son énergie préférée. Cependant, le site occupé de La Gare et une communauté de résistance hétéroclite font obstacle à cette entreprise. C’est pourquoi l’ancienne gare doit maintenant être évacuée. Nous voyons les choses tout autrement et c’est aussi pourquoi nous nous efforçons de « freiner un peu plus les rouages » et espérons que nos signaux de fumée de solidarité seront visibles à l’horizon.
Plus chaud que le nucléaire – Pour un printemps noir !
Contre toute guerre – en Iran, en Palestine, au Congo, au Soudan, au Myanmar, en Ukraine…
Personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre !
Au feu les prisons !
En mémoire de Kyriakos Xymitiris – les cœurs révolutionnaires brûlent éternellement !
« Et si certains ne sont jamais revenus, ils continuent de vivre parmi nous à chaque souffle de liberté. Et si certains sont morts au combat, ils restent à nos côtés dans toutes nos actions. Et si certains sont partis prématurément, ils nous précèdent et nous ouvrent la voie. […] Le souvenir subversif agit comme de l’essence pour notre feu, comme de l’encre dans nos textes, comme des slogans lors de nos manifestations et comme des pierres dans nos poches. Il donne un sens à leur mort et appelle à la prochaine lutte. Encore et encore… »
Dimitra & Marianna – Prison pour femmes de Korydallos
Ps : Dobrindt est un idiot et ne comprendra sans doute jamais qu’il existe des personnes qui ont des valeurs qui ne s’achètent pas. Notre réponse à leur chasse aux sorcières est une équation simple : un million de prime = un million de dommages matériels. La nuit nous appartient ! Pour plus de volcans cracheurs de feu !
Fuck ton Nouveau Monde : Acte de vandalisme au bureau de Nouveau Monde Graphite au centre-ville de Montréal
[pompé sur mtl-counter.info]

Soumission anonyme à MTL Contre-info
Des graffitis rouges disant « FUCK TON NOUVEAU MONDE » et une grosse quantité de peinture verte ont été récemment aperçus sur les bureaux de Nouveau Monde Graphite à Griffintown. Nouveau Monde Graphite est une entreprise québécoise spécialisée dans l’extraction et le raffinage du graphite. Elle prévoit construire la première mine à ciel ouvert entièrement électrique au monde à quelques heures au nord de Montréal, à Saint-Michel-des-Saints, et la construction devrait commencer cette année.

SEMAINE ANTINUCLEAIRE : PROGRAMME DEFINITIF !
[pompé sur lille.indymedia]

On est super enthousiastes de vous convier à cette semaine pour enfin prendre le temps de parler du nucléaire, de plein de manières, sous plein d’angles, y’en aura pour tous les goûts.
On espère vous voir nombreux·ses !
Les lieux :
CCL = 4 rue de Colmar
CCL2 = 41 rue Van Dyck
CNT = 32 rue d’Arras
Café des Sarrazins = 14 rue des Sarrazins
Anamorphose = 48 rue du Long pot
MERCREDI 18 MARS
CNT – 19h30 ouverture, 20h début film
Projection de At(h)ome, documentaire d’Elisabeth Leuvrey (2013), 53min
Plus de cinquante ans après la fin de la guerre de libération, une cinéaste française et un photographe algérien nous ramènent en 1962 en plein Sahara. D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours des retombées d’une explosion nucléaire dont les traces dramatiques interrogent la responsabilité des nations.
Avec un apéro tout mignon.
JEUDI 19 MARS
CNT – 18h
Le nucléaire et la mine, une grande histoire d’amour (toxique)
Ce que l’industrie du nucléaire, soit-disant si verte, ne dit pas si fort, c’est que pour faire de la fission, on a besoin de beaucoup, beaucoup de minerai, et pas des meilleurs pour le vivant…
Nous vous proposons un atelier pratique pour comprendre comment l’industrie du nucléaire fonctionne main dans la main avec l’industrie de la mine, comment ça marche une mine, et pourquoi nucléaire veut forcément dire extractivisme.
Petite restauration pendant l’atelier !
Durée : 2h environ.
VENDREDI 20 MARS
CCL – 12h30
Cantine
Comme tous les vendredis l’équipe du CCL propose une cantine vegan et à prix libre. L’occasion de se retrouver avant une après-midi endiablée.
Merci les copaines !
CCL2 – 14h30
Apprendre à argumenter contre le nucléaire avec nos mots
Atelier pour s’approprier des arguments antinucléaires pour riposter face à notre tonton pronucléaire. Atelier participatif en petits groupes, ok de venir juste écouter, ok de rien connaître, durée 1h30 environ.
CCL2 – 16h30
Intelligence artificielle et nucléaire
L’explosion conjointe de l’IA et des tensions autour de l’énergie amènent au développement débridé de ces technologies, en particulier au pays de l’Oncle Trump. Nous échangerons autour de projets électronucléaires destinés à alimenter les datacenters et de gribouillages de dossiers de sûreté nucléaire à la sauce Chat GPT.
CCL2 – 18h
Ecoute collective de podcast : Concilier pensée anti-industrielle et intersectionnelle
Tous·tes ensemble on se pose avec du lait d’or et un podcast qui nous explique comment on peut être contre la technologie sans devenir un vilain réac !
Soirée antinucléaire au CCL – accompagnée de véritables crêpes buriennes
19h30
Cantine vegan à prix libre
Préparée par la Queerate !
21h
Transmission d’un chant antinucléaire
Par la Gouaille, chorale militante lilloise. Tout le monde est bienvenu·e !
22h
Concert des FREEMEUSES – goguettes antinucléaires
Retrouvez vos tubes préférés dans une ambiance plus chaude que l’énergie atomique.
Bonheur irradiant, joie radioactive et radicalisation iodée des esprits les plus réactionnaires. Effet garanti jusqu’à 100 000 ans et moins si affinités.
23h
DJ Gentil Bertrand
DJ Gentil Bertrand tentera de vous faire danser sur de la musique vulgaire et raffinée
00h
DJ set Logistique&Ludique
Techno, tech-house et paillettes
SAMEDI 21 MARS
CCL2 – 14h
Découverte radioactivité et manipulation du compteur Geiger
Atelier d’1h par Roland Desbordes de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)
Café des Sarrazins – 15h30
Table ronde « Pouvoir, temps long et nucléaire » : comment l’industrie du nucléaire assoit son pouvoir ?
Intervenant· es :
Lény Patinaux, sociologue des sciences et des techniques, université de Limoges, thèse sur la gestion des déchets radioactifs à Bure
Le réseau OBSARM (l’Observatoire des armements), centre indépendant d’expertise et de documentation
Roland Desbordes, CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)
Rina Kojima, sociologue spécialisée sur Fukushima et sur le temps long lié à la radioactivité, université de Marne-la-Vallée
Durée : 2h environ.
Café des Sarrazins – 18h30
Spectacle Affaires Nuisibles : Tarnac
Quand l’état transforme une action de sabotage antinucléaire en acte terroriste.
Durée : 1h.
Café des Sarrazins – 20h30
Concert des FREEMEUSES – goguettes antinucléaires
Retrouvez vos tubes préférés dans une ambiance plus chaude que l’énergie atomique.
Bonheur irradiant, joie radioactive et radicalisation iodée des esprits les plus réactionnaires. Effet garanti jusqu’à 100 000 ans et moins si affinités.
DIMANCHE 22 MARS
Anamorphose – 13h
BRUNCH
On s’accueille tout doux autour d’un sucré-salé qui nous accompagnera toute la journée.
Vegan et à prix libre.
Anamorphose – 14h
Les luttes jumelles : infotour
Comment on lutte à Bure et à la Hague en 2026 ?
Présentation des luttes antinucléaires à Bure et à la Hague.
Discussion croisée et collective accompagnée de courts-métrages documentaires sur la lutte à Bure.
Anamorphose – 16h
Spectacle Affaires Nuisibles : Tarnac
Quand l’état transforme une action de sabotage antinucléaire en acte terroriste.
Durée : 1h.
Anamorphose – 18h
Projection de La Colère dans le vent, documentaire d’Amina Weira (2016), 54min
Dans la ville d’Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt.
Ni ici ni ailleurs ! De la lutte locale contre la géothermie profonde à la solidarité globale
[pompé sur infokiosques.net]
Ce texte propose, à partir du projet expérimental de géothermie pétrothermale profonde (GPP) dans la commune de Haute-Sorne, de mettre en lumière la logique commune à différents modes de production d’énergie : l’extractivisme, au service du capitalisme industriel. En démélant les diverses problématiques soulevées par le projet, on peut briser bon nombre de mythes autour de l’énergie, inscrire les luttes locales dans le contexte global, et poser des questions d’éthique dans la lutte.
Imerys a découvert trois fois plus de lithium dans l’Allier qu’estimé et cherche des partenaires pour son projet, réévalué à 1,8 milliard d’euros
[pompé sur usinenouvelle.com]
Imerys a profité de la présentation de ses résultats semestriels, mardi 29 juillet, pour donner des nouvelles de ses plans pour le lithium de Beauvoir, dans l’Allier. Le gisement contiendrait trois fois plus d’or blanc qu’initialement estimé et pourrait être exploité 50 ans. L’industriel français cherche des partenaires pour partager l’investissement, désormais réévalué à 1,8 milliard d’euros pour une production commerciale en 2030.
Imerys réaffirme sa confiance dans le lithium made in France… tout en décalant ses plans ! A l’occasion de ses résultats semestriels, présentés mardi 29 juillet en début de soirée, le champion français des minéraux industriels a fait un point sur l’avancement de son projet de construire une mine et une raffinerie de lithium dans l’Allier, la première à Beauvoir, près du village d’Echassières, et la seconde à Montluçon. «L’étude de préfaisabilité (PFS) a confirmé la solidité des fondamentaux de [notre] projet d’exploitation du lithium», écrit l’industriel dans son communiqué de presse.
Plus de trois fois plus de lithium que prévu
Suite à plusieurs campagnes de forage, Imerys réaffirme que Beauvoir abrite un «gisement de lithium de classe mondiale». Ce dernier contiendrait 373 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 1% d’oxyde de lithium (Li2O), ainsi qu’un peu d’étain et de tantale. Une quantité plus de trois fois plus importante que celle estimée lors de l’annonce du projet, fin 2022 (117 millions de tonnes à 0,9%).
Ce chiffre estime seulement les ressources, qui indiquent la présence d’un métal d’intérêt sans se préoccuper de la possibilité ou non de l’exploiter économiquement (on parle sinon de réserves). Imerys précise que le cœur du gisement contient «69 millions de tonnes à 1,22% de Li2O, renforçant l’attrait économique du projet».
«L’augmentation des ressources et de la concentration – qui est importante pour le coût final du lithium – est une bonne nouvelle. Cela permettra notamment d’avoir une exploitation plus longue que prévue, d’une cinquantaine d’années», réagit le directeur financier du groupe, Sébastien Rouge, auprès de L’Usine Nouvelle, en pointant que des études d’exploration continuent.
La teneur, qui régit la quantité de matière à déplacer, est un facteur crucial de la compétitivité des mines (aux côtés notamment de la structure de la roche, des coproduits associés ou des technologies et des infrastructures utilisées). A titre de comparaison, Jadar que souhaite exploiter Rio Tinto en Serbie au prix de violentes controverses, abrite 143 millions de tonnes de minerai avec une teneur moyenne de 1,8% d’or blanc, et les mines rocheuses en Australie (le premier producteur mondial) oscillent entre 1 et 3%…
Projet plus cher, décalé à 2030
Imerys souligne que Beauvoir fait partie des cinq plus grands gisements de roche dure identifiés. Concernant les teneurs, «nous sommes effectivement un peu moins bons que les meilleurs gisements déjà connus aujourd’hui. Mais si l’on se compare aux nouveaux projets qui font l’objet de travaux dans le monde, nous sommes parmi les meilleurs en termes de concentration et de cash cost [coût de production]», répond Sébastien Rouge. Le coût de production de lithium pour batterie dans l’Allier se situerait vers «le bas de la fourchette de 7 à 9 €/kg précédemment annoncée».
Quelques moins bonnes nouvelles ont également été annoncées. Tout d’abord, le coût du projet est réévalué à 1,8 milliard d’euros (contre un peu plus d’un milliard anticipé en 2022) notamment en raison de normes environnementales et sociales plus strictes et de l’inflation. Le minier note toutefois être éligible à plusieurs subventions, dont 200 millions d’euros de crédit d’impôts pour l’industrie verte (C3IV), déjà sécurisées. Par ailleurs, la production commerciale est décalée de deux ans, à 2030. Ce qui implique une décision d’investissement en 2027.
En quête de partenaires
A court terme, l’entreprise minière prévoit toujours de débuter la construction d’un pilote industriel, après avoir obtenu les autorisations nécessaires, qu’elle espère dans les prochains mois. En raison du montant d’investissement nécessaire, le groupe a aussi lancé, plus tôt que prévu, une recherche de partenaires pour porter le projet.
Problème : le marché est en surproduction, plongé depuis deux ans dans ce que les analystes ont baptisé «l’hiver du lithium». Ces derniers mois, plusieurs grands noms du secteur ont freiné leur montée en puissance ou annulé des plans. Sur les six premiers mois de 2025, les cours de carbonate de lithium (la qualité standard dans les batteries) ont oscillé entre 7 et 9 euros le kilo. La plupart des analystes estiment qu’ils devraient rester stables, ou remonter légèrement (vers 10 euros le kilo), sur les 18 prochains mois.
Vers des prix plus hauts à la fin de la décennie
C’est insuffisant pour rentabiliser l’investissement, reconnaît Sébastien Rouge, qui reste optimiste en raison de l’augmentation des besoins attendus à moyen terme, avec l’essor du véhicule électrique. «La baisse a été brutale et nous sommes à un prix plancher depuis un certain temps. Mais nous nous attendons à une inversion des courbes entre offre et demande d’ici la fin de la décennie. Celle-ci s’est décalée dans le temps, ce qui fait qu’il y a un peu moins de pression pour arriver sur le marché vite, d’autant que l’écosystème européen des batteries (qui sera notre client) a pris du retard», rassure le directeur financier. Imerys devrait aussi jouer sur les bénéfices écologiques et stratégiques qu’apporterait, selon lui, la production de lithium pour batterie en France.
«Les prix de marché actuels sont insoutenables», écrit aussi Rio Tinto dans ses résultats semestriels présenté mercredi 30 juillet. Selon les chiffres du géant minier, qui parie fortement sur le lithium avec le rachat du spécialiste Arcadium pour 6,7 milliards de dollars fin 2024, il faudra plus de deux fois plus de d’or blanc en 2035 qu’en 2025, signifiant que les prix doivent augmenter pour inciter au lancement de nouveaux projets.
Dans le Grand Nord, 225 jours de zad et une mine de cuivre bloquée
[pompé sur reporterre]

En Norvège arctique, des activistes ont bloqué la mine de cuivre de Nussir, avant de mettre fin au camp climat qu’ils y avaient érigé depuis des mois. Ils dénoncent l’accaparement polluant de terres autochtones Sámies.
Clap de fin pour la zad la plus arctique du monde. Le camp climat du Repparfjord, à deux heures du cap Nord, vient de toucher à sa fin, après 225 jours d’existence. Établi par un mouvement de jeunesse écologiste norvégien pour protester contre la mine de cuivre Nussir, il était devenu une expérience unique. Le long des rives d’un fjord aux eaux cristallines, des dizaines de jeunes activistes écolos et autochtones sámis démontent des lavvos, tentes traditionnelles en cuir de renne, enfoncées dans une neige épaisse.
« Cela me brise évidemment le cœur de démonter notre camp, où nous avons passé tant de temps. Mais les moyens manquent, et le lieu reculé en rendait l’entretien difficile », explique Symre Johane Aaargaard, 21 ans, l’une des organisatrices et membres du conseil central de Natur og Ungdom, organisation de jeunesse écologiste norvégienne qui en gérait l’organisation et le financement. Des coups de couteau et de hache résonnent pour déloger les structures de la glace qui les recouvre, alors que les températures frisent les -10 °C.

Depuis juin, le camp avait été habité par de petits groupes d’activistes se relayant dans le Grand Nord, vivant dans ces tentes chauffées par de petits poêles à bois et dormant sur des peaux de rennes. De cette base opérationnelle, ils et elles avaient lancé des actions de désobéissance civile pour bloquer la mine de Nussir, opérée par un consortium norvégien, canadien et étasunien.
« Le forage a commencé en juin, sans même les autorisations nécessaires, sans l’accord des éleveurs de rennes sámis et sans évaluation environnementale valable », ajoute Symre, qui était parmi les premières à se mobiliser pour tenter d’entraver les explosions dans le cœur de la montagne — et le dumping des déchets miniers dans le fjord.
La plus grande mobilisation depuis 40 ans
Pour marquer la fin du camp, les activistes ont réussi un coup de maître : acheminer une centaine de personnes depuis la Norvège, l’Europe continentale et même d’Amérique latine vers Nussir, dont elles ont bloqué plusieurs entrées, samedi 24 janvier. Cette action coup-de-poing contre la mine la plus nordique d’Europe « n’est rien de moins que la plus grande mobilisation dans la Finnmark [comté le plus arctique du pays] depuis le conflit d’Alta dans les années 1970 [1] », se réjouit Ánddá Eriksson, activiste Sámi venu de la Suède voisine pour participer au camp et à l’action.
Cette fois-ci, la police locale, débordée par l’ampleur du blocage, a choisi de ne pas intervenir. C’est donc dans le calme et la bonne humeur, sous une neige pluvieuse, que les activistes ont décidé par eux-mêmes de lever le camp, après des prises de parole d’éleveurs de rennes et de pêcheurs sámis.
Le lendemain, la mobilisation a continué avec des concerts et discours dans l’école de la commune de Kvalsund, où s’était aussi établi le gros des activistes arrivés par bus depuis le sud de la Norvège et de l’Europe.
« Un jour historique pour les droits des Sámis, pour notre culture et pour notre cause »
« Comme lors d’Alta, aujourd’hui est un jour historique pour les droits des Sámis, pour notre culture et pour notre cause, ajoute Ánddá Erikssen, qui vient d’une famille d’éleveurs de rennes. Quelle que soit l’issue au Repparfjord, cette mobilisation nous a réunis, Sámis de différents pays, avec des Norvégiens et des internationaux. C’est un précédent historique. »
C’est que les Sámis, un peuple autochtone de 80 000 personnes réparties entre trois pays scandinaves et la Russie, souffrent de fléaux similaires : expropriations, projets miniers, éoliennes, expansion de zones militaires, racisme ordinaire et exclusion économicopolitique. Leur lutte de longue haleine pour la reconnaissance des droits autochtones continue.
Pour « sauver le Repparfjord », des recours juridiques sont encore en cours, et de futures actions en train d’être prévues. « On veut maintenant concentrer nos actions là où on sera entendus, plus proche des décideurs politiques et économiques, à Oslo par exemple », annonce Symre.
Appel à manifester 28 février – Redon
Terres rares : une nouvelle usine de 110 millions d’euros dans le Sud-Ouest, vers une « vallée des aimants »
[pompé sur sudouest.fr ]
Le groupe américain USA Rare Earth a confirmé l’implantation d’une usine de production de métaux et d’alliages de terres rares dans le bassin de Lacq, près de Pau, étape supplémentaire dans la création d’une « vallée des aimants » dans le Sud-Ouest
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Quand on nous vend de l’argile pour nous faire avaler de l’arsenic (et des mensonges)
[pompé sur stop-belenos]
Un courrier des lecteurs récent, publié dans les colonnes dédiées de Ouest France, compare les projets miniers à une exploitation de kaolin.
Cela dépasse le cadre de l’opinion : il s’agit d’une tentative de banalisation des risques majeurs liés à l’extraction de métaux lourds. Quand de telles comparaisons sont avancées par des acteurs ayant participé à des commissions préfectorales en charge des carrières, il est urgent de rétablir la vérité et de questionner l’objectivité des instances censées nous protéger.
En Moselle, le Conseil d’Etat met fin à un projet d’extraction du gaz vieux de près de vingt ans
[ pompé sur lemonde.fr]
Le 16 décembre, le décret de l’Etat accordant à La Française de l’énergie le permis d’exploiter le gaz de charbon mosellan a été annulé pour des raisons environnementales, liées à la protection des nappes aquifères.
Bernard Starck, ancien mineur de charbon qui a notamment travaillé au puits de La Houve jusqu’à sa fermeture en 2004, montre une photo prise avec ses collègues ainsi que d’autres souvenirs de sa vie professionnelle. Chez lui, à Forbach (Moselle), le 13 avril 2024. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP
Les mines de Moselle ne vivront pas de deuxième jeunesse. A l’arrêt depuis 2004 et la fermeture du puits de La Houve, marquant la fin de l’extraction charbonnière en France, elles ne fourniront pas les Français en gaz. Ainsi en a décidé, le 16 décembre, le Conseil d’Etat. En annulant le décret accordant à La Française de l’énergie (FDE) la concession Bleue Lorraine, elle met fin au projet d’exploiter les gaz de couche dans le sous-sol mosellan, lancé en 2006.
Mine de lithium dans l’Allier : des zones d’ombre pointées par l’Autorité environnementale
[ pompé sur reporterre.net ]
Plusieurs zones d’ombre entourent le projet de première mine de lithium en France. Dans un avis publié le 9 décembre, et relevé par Contexte, l’Autorité environnementale pointe plusieurs limites persistantes d’Emili (pour « exploitation de mica lithinifère ») promu par le groupe Imerys dans l’Allier.
« Le nickel indonésien de nos batteries mène un peuple à l’anéantissement »
[pompé sur reporterre]
En Indonésie, l’exploitation du nickel par un consortium, dont fait partie l’entreprise française Eramet, risque de conduire à l’anéantissement d’un peuple, avertit notre chroniqueuse. Deux membres de ce peuple sont venus protester jusqu’à Paris.
Celia Izoard est autrice et journaliste. Elle est l’autrice de La ruée minière au XXIe siècle — Enquête sur les métaux à l’ère de la transition (éd. Seuil, 2024) et d’un recueil sur les usines du numérique (La Machine est ton seigneur et ton maître, Xu Lizhi, Yang, Jenny Chan, éd. Agone, 2022). Dans ces nouvelles chroniques, elle explore et divulgue les bas-fonds du capital.

Dewi Anakoda, femme autochtone tobelo originaire d’Halmahera, a voyagé depuis l’Indonésie et manifesté devant le siège social d’Eramet.
Collectif Stop Taranis – Le permis de recherche vient d’être accordé par le ministère
[reçu par mail]
Bonjour à toutes et à tous,
Nous l’anticipions, nous le préparions, et nous l’attendions mais hélas c’est bien arrivé : le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souverainété industrielle, énergétique et numérique a accordé ce matin les 3 PERMs (Permis Exclusif de Recherches Minières) « Taranis », « Bélénos » et « Epona » et à la société Breizh Ressources.
Nous vous expliquons ici ce que nous savons de leurs intentions, de leurs manœuvres et surtout quels sont nos leviers d’actions et de mobilisation pour empêcher ce projet catastrophique pour les habitants et leur environnement.
Bonne lecture !
Le projet Taranis : Résumé et enjeux
Faisons le point sur ce que nous savons
Voici en 6 points clés ce que nous savons de ce projet :
- Quoi ? Un PERM (permis exclusif de recherches minières) est un titre minier qui donne à son titulaire et à lui seul le droit d’effectuer tous travaux de recherches des métaux déclarés dans le périmètre qu’il définit et de disposer librement des produits extraits à l’occasion des recherches et des essais. Il est accordé pour une période de 5 ans maximum, renouvelables 2 fois, donc 15 ans. Une fois que l’entreprise a amassé suffisamment de preuves, elle est prioritaire pour faire une demande de concession, et ainsi elle peut vendre la concession à une « major » spécialisée dans l’extraction minière.
- Qui ? Les 3 PERMs « Taranis », « Epona » et « Bélénos » ont été déposés par Breizh Ressources, une société détenue à 100% par Aurania Ressources, domiciliée aux Bermudes et propriété de Keith Baron, une entrepreneur bien connu du milieu minier par ce
- Où ? Sur Taranis, 20 communes du Pays de Redon sont concernées, sur un territoire de 360 km2. (Epona 50km2 sur 4 communes du pays de Lorient. Bélénos : 440 km2 sur 18 communes entre Chateaubriant et Angers)
- Pourquoi ? Breizh Ressources communique beaucoup sur les pseudo-vertus du projet : transition écologique, souveraineté industrielle et minière, etc. Pour vérifier cela nous avons eu la chance d’accueillir les experts de l’association SystExt, association indépendante de professionnels du secteur minier, dont l’experte reconnue Aurore Stéphant. Sur la base de toutes les informations qu’ils ont collectées aussi bien sur place que dans les rapports du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), ils nous ont indiqué qu’il y avait surtout des indices miniers pour l’or. C’est donc avant tout ce métal qui est recherché, les arguments vertueux de Breizh Ressources sont des prétextes fallacieux.
- Comment ? On s’en doute, mais c’est avéré, les méthodes de Breizh Ressources ne sont pas celles d’un enfant de cœur. En particulier, ils n’hésitent pas à promettre monts et merveilles : mine responsable, mine propre, souveraineté nationale, etc. Or tout cela est mensonger pour la simple et bonne raison qu’ils n’en savent rien. Ils vendront leur gisement d’or au plus offrant, qui lui même revendra le métal sur des marchés boursiers. Il n’y a aucun moyen pour quiconque de s’assurer que cela serve les intérêts de la France, et que ces minerais soient utilisés de manière vertueuse.
- Que risque-t-on ? Pour le moment pas grand chose, mis à part le fait que Breizh Ressources pourra demander à accéder aux parcelles du périmètre Taranis pour effectuer ses recherches. Mais à terme nous risquons gros : nous savons que l’exploration ouvre un boulevard à l’exploitation minière et que le contexte géo-politique et économique actuel accentue le risque de voir un jour une mine ouvrir sur notre territoire. Les risques d’ordre environnemental et sanitaire sont considérables (pollution des eaux, pollution de l’air, contamination des sols, risque d’exposition à la radioactivité, bruit, etc.) et cela sur plusieurs générations, rappelons le, la mine propre n’existe pas et de nombreux anciens site miniers en France n’ont pas été dépollués et continuent de déverser des métaux lourds dans l’environnement comme le documente Systext LIRE LE RAPPORT.
Que faire maintenant ?
La question est sur toutes les lèvres : quels sont nos leviers d’action et de mobilisation ?
Nous avons une chance, nous sommes déjà bien organisés, bien informés. Profitons de cet atout pour faire avancer notre combat contre ce projet délétere. Voici comment :
- Signer les formulaires de refus d’exploration sur les propriétés privées. Il faut encore le dire et le redire : c’est notre principal levier d’action. Une fois qu’ils auront montré qu’il y a de l’or, l’État restant le propriétaire du sous-sol, ni les habitants, ni les communes, ni même la région ne pourront s’opposer au projet. Or comme la propriété privée est un droit constitutionnel, il reste difficile pour l’Etat d’imposer le prélèvement, si toutefois un propriétaire a expréssément indiqué qu’il s’y opposait. Pour se donner un ordre d’idée, le projet Variscan, il y a une dizaine d’année, avait été arrêté avec 80% de la surface couverte par des refus. Les agriculteurs sont les premiers concernés, autant par les risques que fait peser la possibilité d’une mine sur leur activité, que par les surfaces sur lesquelles ils peuvent refuser l’extraction. Mais, c’est important d’en avoir maximum : il n’y pas de petit refus.
- Attaquons-les au porte-monnaie : n’oublions pas que le but de Breizh Ressources est de vendre un projet minier à de potentiels investisseurs. Une forte mobilisation et une communication efficace de notre détermination est un bon moyen de s’opposer au projet. Alors militez, discutez, convainquez sur tous les fronts.
- Organisons nos moyens financiers, afin de pouvoir mener des actions en justice. En effet, l’un des leviers se trouve sur le versant juridique. Mais les juristes et avocats qui peuvent nous aider à prouver le caractère illégal du projet coûtent de l’argent. Afin de pouvoir mener ces actions en justice, une association, nommée Toussunix, a été créée et une campagne d’adhésion a été lancée.
Evénements à venir
SAMEDI 13 DÉCEMBRE – 10h – BECON LES GRANITS (49)
Nos amis du collectif Stop Bélénos appellent à une déambulation citoyenne ce samedi 13 décembre à 10h à Becon-les-granits, rendez-vous place de l’église.
MARDI 27 JANVIER – 20h15 – MALESTROIT (56)
Rendez-vous au cinéma l’Armor de Malestroit pour la projection du film documentaire « Le sang et la boue » suivi d’échanges sur le projet d’exploration minière.
CCS : pipelines à un milliard et flotte fantôme, la solution magique de l’industrie pour atteindre la neutralité carbone
[pompé sur l’Humanité]
Les plus grands pollueurs européens sont parvenus à capter la quasi-totalité des aides publiques à la décarbonation pour mener des projets de stockage carbone. En France, Vicat entend construire un pipeline de 300 kilomètres et relier sa cimenterie de Montalieu-Vercieu (Isère), jusqu’à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), pour envoyer son CO2 par la mer jusqu’à Ravenne, en Italie. Un projet à plus d’un milliard d’euros sur sa partie française qui soulève de nombreuses inconnues sur sa faisabilité.
Discussion sur les luttes en cours au Canada et la lutte spécifique contre le pipeline PRGT
[pompé sur Libertad]
Samedi 13 décembre, à 15h à la Bibliothèque Anarchiste Libertad, Paris 19e
Ces dernières années, la lutte contre l’extractivisme a éclaté sur la cote nord-ouest du Canada en se propageant, dans certains cas, dans tout le territoire contrôlé par l’état canadien. Dans cette vague d’industrialisation et de luttes contre celle-ci, l’État et les industriels manigancent pour construire dans cette région un nouveau pipeline de gaz naturel. Ils ne sont pourtant pas les seuls à conspirer, et un projet de lutte contre le pipeline PRGT est en train d’émerger. Un compagnon qui vit dans la région présentera les luttes récentes, les tensions sociales dans la région, ainsi que la lutte spécifique contre le pipeline PRGT, lutte qu’une poignée de compagnons proposent en mettant en œuvre une méthode insurrectionnelle. En partant de tout ça, on pourra discuter des expériences passées, des leçons et des enseignements que l’on peut en tirer pour des perspectives insurrectionnelles aujourd’hui.
Soirée de soutien à la revue Sans Dessous Dessus
[reçu par mail]

Samedi 6 décembre à la salle des fêtes d’Alzen. (09)
Soirée de soutien à sans dessous dessus, une revue apériodique pour
chahuter l’extractivisme.
-19h présentation de la revue, présentation de l’assemblée de lutte
contre les projets minier en Ariège et ailleurs, point info sur
l’avancement des projets miniers en Ariège.
-20h30 auberge Ariégeoise
Ramène de la bouffe à partager
Puis concerts et DJ set qui nous mettrons sans dessus dessous :
Tike -rock hardcore noise à la helmet-
Black Drosera -powerviolence, turbo colère en vrai-
Makai -grindcore-
Syphilization -goregrind-
Dj Guanila Boom
-Voyage express au carnaval de Tenerife-
DJ Malandroid
Electro Techno Acid
-Tattoo sur place-
Soirée à prix libre, surtout pas conscient
Tdor of revenge toute l’année !
[pompé sur mars-info]
Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 un bon tiers des voitures présentes dans la concession Tesla des Pennes-Mirabeau (Marseille) a flambé. Une plaquette allume-feu posée sur un des pneus avant à suffit, la contagion a fait le reste.
Big-up à l’appel à action (même si la sortie etait deja prévue)
Que nos larmes deviennent des armes !
Brême (Allemagne) : Du feu pour Tesla !
[pompé sur attaque]
Brême : Du feu pour Tesla ! Des stations de recharge et des armoires électriques incendiées !
Smash COP30: la semaine dernière, des représentants des États membres de l’ONU sont arrivés à Belém, au Brésil, avec leur énorme suite de journalistes, de forces de sécurité et de scientifiques, pour méditer sur leur inaction, prendre des photos de groupe et faire des déclarations qu’ils ne respecteront pas. Tout cela pendant que nous sommes gouverné.es par des personnes pour lesquelles il est plus important d’approvisionner l’industrie allemande avec suffisamment de matières premières critiques et de se positionner pour leur carrière après leur mandat, que d’essayer de ne pas détruire complètement la Terre.
[21 novembre 2025] Soirée de soutien à la lutte contre la mine de lithium dans l’Allier

Aux confins de l’Allier, du Puy de Dôme et de la Creuse, la multinationale Imerys se prépare d’ici à 2030 à lancer l’extraction de lithium sur une ancienne mine de kaolin.
Nous sommes quelques-unes à nous être rendues à Echassières fin juillet 2025, aux rencontres anti-extractivistes organisées par le collectif StopMines03. Autant la manifestation que les discussions nous ont donné envie de partager ces moments avec vous.
Nous vous invitons pour un échange autour des réels enjeux qui se tiennent derrière la façade lisse de la transition écologique, énergétique et numérique. Ici comme ailleurs.
Programme à la salle des fêtes de la Villedieu (23) :
18h Retour sur les rencontres anti-extractivistes de fin juillet 2025 à Eychassière (03)
20h Quizz avec des cadeaux à gagner puis repas de soutien
21h30 Concert ADAPTATSIYA (punk rock – kazakhstan)
tout au long de la soirée : bar et jeu du « juste poids » panier garni à gagner, infokioske et librairie la limouz’ine
La suite : concerts électro à la Loutre toute la nuit
Cartographie des sites d’Imerys et des luttes qui s’y opposent
[pompé sur instagram @stopmines03]
😶🌫️La carto d’imerys et son monde pour vous donner une première idée de leur présence en Europe. N’hésitez pas à participer, à ajouter des sites à travers le monde, d’autres ramifications, partenaires, fournisseurs, etc
https://contreimerys.gogocarto.fr/map
Retour sur l’anniversaire du projet EMILI
[pompé sur instagram @stopmines03]

🎂 @stopmines03 et ses alliés locaux ont déposés un gâteau d’anniversaire devant le site d’Imerys pour les 3 ans du lancement de leur projet EMILI de mine de lithium. La recette n’est autre que celle de la terre polluée provenant de l’un des anciens sites minier local du Mazet.
🩻Après 60 ans d’inactivité la pollution est toujours là… Que sera la recette laissée par la future exploitation minière à Echassières qui sera sans aucune mesure plus grande ?
☢️Justement, le 7 octobre 2025 un article sortait sur @mediapart (à lire ici : https://s.42l.fr/mediapartradioactif) pour alerter sur la présence d’éléments radioactifs dans le minerai extrait sur le site d’Imerys à Echassières. « La production de matières radioactives d’un site d’Imerys dans l’Allier va considérablement augmenter si sa mine de lithium est autorisée. Mais personne, ou presque, n’est au courant. Car l’industriel s’est montré particulièrement discret sur ce sujet sensible qu’il a omis de déclarer pendant plusieurs années. »
🆘 Cela inquiète les associations locales et la @criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) qui publie également un article sur la question le 10 octobre 2025 : https://s.42l.fr/criirad « Projet de mine de lithium dans l’Allier : quid de la radioactivité ? »
« On peut estimer la radioactivité totale d’un tel concentré à environ 300 000 BECQUERELS PAR KILOGRAMME (qui sortirait des futurs minerais de la mine d’Imerys dans l’Allier)
Ça n’a rien d’anecdotique !
D’après le Code de la santé publique, la transformation, le stockage et le transport de ce minerai radioactif sont considérés comme une « activité nucléaire ».
Le seuil fixé par l’administration est dépassé quand les produits émettent plus de 1 000 BECQUERELS PAR KILOGRAMME (Bq/kg) et que leur stockage excède 1 TONNE. Imerys en produit DEJA environ 100 TONNES par an. »
Julien Syren, géologue et codirecteur de la Criirad.
❤️ @stop_imerys
#radioactivité #dechetsradioactifs #pollutionslocales #stopimerys
Projet de mine de lithium dans l’Allier : quid de la radioactivité ?
[pompé sur Ciirade]
La société Imerys souhaite ouvrir une mine de lithium dans l’Allier. Au-dessus du gisement, une carrière de kaolin est exploitée depuis plus d’un siècle. Le site produit également un concentré d’étain, niobium et tantale présentant une radioactivité élevée. La quantité de concentré produit augmenterait avec la mine de lithium. Continuer la lecture
22 novembre Présentation sur la relance minière & lecture de textes sur l’extractivisme

La mal nommée « transition énergétique » n’est qu’une ruée vers le tout électrique et le tout connecté. C’est elle qui sert en premier lieu de justification pour ouvrir de nouvelles mines en France (métropolitaine) et pour poursuivre l’exploitation de métaux dans des territoires colonisés. Mais tous les secteurs industriels exigent des quantités croissantes de métaux, et notamment ceux de l’armement et des technologies de surveillance. Il nous paraît urgent de comprendre ces enjeux pour lutter contre.
Petite présentation sur la relance minière, les futurs projets de mines et les luttes actuelles qui s’y opposent. Puis proposition de lectures de textes issus de brochures et de revues aux perspectives anarchistes, parlant de différents sujets autour de l’extractivisme, notamment le lien avec les guerres et l’industrie de l’armement ou avec le colonialisme.
Ouverture de la bibli à 17h
Début de la discut’ à 17h30
Bibli de l’Hérissé‧e
La Gueule Noire
16 rue du mont – Sainté
A boire et à grignoter (végan)
Gratos / Infokiosque
Accès par un escalier
On sera dans la bibli ou dans la salle de boxe, selon le nombre, pour pas gêner la préparation de la soirée du Loby Trans de la Loire.
Plus d’infos : bibli-herissee[at]riseup‧net
Congo Éteint
[pompé sur stuut]

Congo Éteint est un recueil de nouvelles écrites par sept autaires de Lubumbashi lors d’une résidence d’écriture conduite par les petites singularités sur l’invitation des Ateliers Picha (RDC) en novembre 2023. Variations minérales autour de Kasulo, elles mettent en scène les affres de la vie quotidienne dans la région minière du Katanga d’où proviennent les métaux (cuivre et cobalt notamment) indispensables à nos technologies, et en exergue les luttes pour la dignité qui en résultent. Continuer la lecture
15 Novembre Mine de lithium : soirée projection /débat autour du film « drôle de digue »
[pompé sur sud]

Alors qu’un projet minier d’exploitation de lithium voit le jour dans le bassin Montluçonnais, il est important que les habitant-es du territoire soient informé-es sur les conséquences sanitaires et environnementales dans l’Allier. D’autres régions ont récemment connu l’ouverture de mines, c’est le cas du village de St Félix de Pallières et des villages environnants dans les Cévennes. Bernard Richard a réalisé un film documentaire sur les problématiques rencontrées par les habitant-es de ces villages suite à l’exploitation par la société Umicore des mines Joseph et de la Croix de Pallières.
Le collectif contre l’extractivisme 03/63, dont Solidaires fait partie, vous invite à la projection de ce film documentaire en présence du réalisateur
le samedi 15 novembre à 19h30 au théâtre de Commentry (place du 14 juillet).
La projection sera suivie d’un temps d’échanges et de débats sur les impacts des industries extractivistes sur le territoire. Bernard Richard, le réalisateur du film ainsi que des membres des associations locales (Préservons la forêt de Colettes, Le Collectif Citoyen Lithium Montluçon et Stop Mines 03) pourront répondre à vos questions et vous informer sur les interrogations que suscite l’industrie minière en général et tout particulièrement l’ouverture de la mine d’Echassières et l’usine de conversion de lithium à St Victor.
Sans dessous dessus nº2 – Apériodique pour chahuter l’extractivisme – est sorti !
[reçu par mail]
Édito :
[…] Comme nous l’avons dit dans le numéro précédent, ce projet est né de l’envie de mieux comprendre le renouveau minier en Europe pour nourrir des perspectives de luttes. Il est le fruit de rencontres, de longues discussions et de pas mal de recherches sur un sujet qui ne nous était pas familier à tou·tes. Cette publication, nous l’avons pensée comme un outil donnant des billes d’analyse et des informations pratiques à propos de projets industriels qui peuvent toujours être entravés, voire empêchés. […]
La fin d’une grève de la soif de huit jours et des engagements pour cette carrière de quartz contestée en Dordogne illustration agrandir l’image
[pompé sur francebleu.fr ]
Une réunion était organisée ce jeudi à la mairie de Thiviers. © Radio France – JDB
Après une grève de la soif et une manifestation contre le projet de carrière de quartz, la préfecture explique que toutes les règles pour le lancement des travaux sont respectées et que de nouvelles analyses vont être menées pour déceler « la présence potentielle de sources ».
Noëlla, une habitante en grève de la soif depuis huit jours et demi, a recommencé à boire ce jeudi en fin de mâtinée. Depuis le 22 octobre, date de l’abattage d’arbres pour l’aménagement d’une nouvelle carrière de quartz de l’entreprise Imerys, cette habitante de la commune a cessé de boire. Une manifestation a également été organisée et un colis suspect a également été retrouvé sur le site dont les travaux sont contestés. Une rencontre a été organisée entre les services de l’État et la gréviste de la soif fin ce jeudi matin.
Une « analyse complémentaire »
La préfecture, dans un communiqué envoyé ce jeudi soir, assurent que « la procédure d’autorisation environnementale a été complète, exigeante, et contrôlée à plusieurs reprises » et annonce qu' »une analyse complémentaire sur le terrain relative à la présence potentielle de sources« , sera réalisée dès que les conditions climatiques le permettront.
« C’est peu », selon Noëlla
C’était l’une des demandes de Noëlla, mais « c’est peu« , pour celle qui espérait davantage de garantis « mais parmi tous ceux qui me soutenaient, plusieurs m’ont dit que je serais plus utile vivante que morte et là en effet, ils ne m’ont pas donné beaucoup, mais j’ai quand même accepté de recommencer à boire parce que je vois certaines pistes, des choses que l’on peut faire et j’ai voulu montrer par les effets sur mon corps du manque d’eau que c’est ça qu’on risquait si on continue dans la direction où l’on va« .
En Norvège, écologistes et Sámis s’unissent contre une mine qui « éradiquera toute forme de vie »
[pompé sur reporterre]

Enchaînés ensemble, des autochtones sámis et des écologistes tentent de stopper la mine la plus au nord d’Europe. Elle menace un fjord essentiel pour eux, mais aussi pour les rennes et saumons sauvages. Continuer la lecture
Langen ( Allemagne) : feu au conteneur de la gravière de Sehring
[pompé sur sansnom]

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 octobre 2025
Moi, toi, nous, humains, créatures, qui ou quoi a/ont incendié un conteneur de chantier de l’entreprise Sehring à Langen (Hesse), dans la nuit du 16 au 17 octobre 25 !
L’anarchisme à l’offensive !
C’est ce que nous avons pensé et, lors d’une randonnée nocturne après avoir fait un peu de tourisme à Langen, nous avons pris l’initiative de forcer le portail de pacotille de la gravière de Sehring, pour transformer rapidement son conteneur de chantier en un immense feu de joie, beaucoup plus joli ainsi, dirais-je… ou dirions-nous ?
Pour que le gravier du sol et la forêt restent en place !
À l’attaque contre les immondes capitalistes et flics !
Banny* reste !
Toutes les forêts restent !
(Malheureusement, il n’y a pas de photo, alors voici un croquis de ce à quoi cela ressemblait ; c’était vraiment joli.)


