Le feuilleton de la carrière de Montreuil-au-Houlme (Orne) continue. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril 2026, un engin de chantier du groupe Pigeon, qui doit s’occuper des travaux, a été incendié.
Par ailleurs, sur le mur d’un hangar, on retrouve un tag : « Laissez la terre. Casse-toi Pigeon. » Ces incidents ont été découverts alors que l’entreprise avait positionné ses bulldozers la semaine dernière.
Les membres du collectif Stop Carrière, qui protestent contre ce projet depuis plusieurs mois et une nouvelle fois rassemblés devant le site pour empêcher les travaux de commencer, ont indiqué ne pas vouloir être assimilés à ces actions commises, qu’ils ont découvertes lundi matin.
Le groupe Pigeon n’a pas souhaité faire de commentaires.
Ouest-France / mardi 21 avril 2026
Le projet de carrière de granulats à Montreuil-au-Houlme, entre Argentan et Flers (Orne), suscite des crispations. Mi-mars 2026, la Direction régionale de l’environnement a sommé la société Socaorne, une filiale du groupe Thierry Pigeon, de cesser une coupe d’arbre effectuée en dehors de la période autorisée, prévue de septembre à octobre.
De plus, lundi 20 avril, un des engins de chantier a été incendié en pleine nuit. Dans la foulée, la société SocaOrne a préféré enlever ses autres engins du site, d’autant que ces derniers n’ont finalement pas le droit d’araser avant plusieurs mois les trognes de ces arbres abattus le mois dernier.
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Le site de forage géothermique exploité par Lithium France à Schwabwiller, sur la commune de Betschdorf (Bas-Rhin), le 2 mars 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP
A Rittershoffen (Bas-Rhin), un village de près de 1 000 habitants situé à 50 kilomètres de Strasbourg, Véronique Voegler se souviendra longtemps de la soirée du 4 décembre 2025. « Il devait être 20 heures quand une détonation a retenti, suivie de tremblements de la maison. J’ai eu vraiment peur, raconte-t-elle. D’autant que ça a recommencé la nuit, au point de me réveiller. » Près de quatre mois plus tard, la sexagénaire fait le tour de son habitation et montre les peintures intérieures et le crépi extérieur lézardés sur plusieurs mètres, en longues fentes verticales ou horizontales.
Le soir du 4 décembre, une quinzaine de maisons du village ont été endommagées par une secousse d’une magnitude de 2,7 ressentie sur un très large périmètre, qui s’inscrit dans une séquence de 250 miniséismes depuis plusieurs mois. Les activités d’une entreprise d’extraction d’eau chaude issue des cavités de la faille rhénane, 2,5 kilomètres sous terre, sont rapidement mises en cause et arrêtées comme prévu dans l’autorisation préfectorale.
« Faire circuler des fluides en profondeur peut créer une microsismicité. On ne peut pas l’éviter, mais il faut en limiter la magnitude », explique Francesca de Santis, de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques. « Au-dessus d’une magnitude 2, nous estimons qu’ils peuvent créer des nuisances », ajoute-t-elle. D’autant qu’à magnitude égale ces séismes d’origine humaine sont beaucoup plus ressentis que des tremblements de terre naturels, ancrés plus profondément.
Multiplication des projets
A Rittershoffen et dans les villages voisins, ces séismes inquiètent de plus en plus les habitants, qui voient les projets de forage se multiplier. Outre la géothermie, c’est désormais le lithium, présent dans l’eau chaude issue des profondeurs de la terre, qui intéresse les industriels. Alors que les politiques soulignent l’importance de développer une filière française dans la course mondiale à cet « or blanc » nécessaire à la fabrication des batteries, seize doubles puits sont aujourd’hui prévus en Alsace, selon les chiffres de l’entreprise Lithium de France.
« Si on multiplie les forages, on augmente inévitablement le risque de séismes induits », observe Jean Schmittbuhl, chercheur au CNRS. « On sait de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis que des réinjections d’eau à plusieurs dizaines de kilomètres les unes des autres peuvent interagir. Pourtant, en France, on traite les forages indépendamment, alors qu’ils sont voisins. » Déjà plusieurs sites ont dû être fermés dans la région et, en 2019, la cathédrale de Strasbourg a été ébranlée par un séisme de magnitude 3,3 dû à la géothermie ; en 2021, un séisme de magnitude 3,9 était lui aussi lié à un projet de géothermie.
A Rittershoffen, tous les mystères des séismes du 4 décembre n’ont pas encore été percés. « Le forage qui fonctionne depuis 2017 n’a créé de séismes qu’à partir de la fin 2024, et l’épisode de décembre s’est produit loin du point de réinjection de l’eau, qui reste pourtant le lieu où d’ordinaire se produit la sismicité induite », souligne Jean Schmittbuhl, qui est en train de développer l’observation au moyen de capteurs chez une trentaine d’habitants.
« Je refuse de servir de cobaye »
A Schwabwiller, commune de Betschdorf, non loin de Rittershoffen, Lithium de France a érigé une tour métallique de forage de 51 mètres de hauteur, pour quelques mois. Une fois les forages creusés, l’industriel fera remonter à la surface l’eau géothermale à 130 °C, puisée à 2 400 mètres de profondeur, qui alimentera des entreprises en chaleur. « Nous en extrairons également le lithium, avant de réinjecter cette même eau dépourvue de ses calories et de son lithium, avec un deuxième forage », explique Xavier Goerke, le responsable du développement. Objectif : en tirer, chaque année, 1 500 tonnes d’équivalent carbonate de lithium, qui sert de matière première pour fabriquer les batteries électriques.
La maison de Joël Rang, qu’il a fait construire en 2019à l’extrémité d’un lotissement, est à 350 mètres de la tour. « On avait choisi de vivre à la campagne, loin des industries, pas à proximité d’un forage », explique le père de famille. « Je n’ai rien contre l’extraction en Alsace, mais je refuse de servir de cobaye », s’agace-t-il. A ses yeux comme à ceux des autres habitants – selon les collectifs citoyens de la zone –, le mot « lithium » serait devenu un sésame pour « s’affranchir de nombreuses règles », voire « jouer les apprentis sorciers dans la plus grande opacité ».
Le site de forage géothermique exploité par Lithium de France à Schwabwiller, commune de Betschdorf (Bas-Rhin), le 2 mars 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP
Manque d’informations, promesses non tenues à Ritteshoffen, qui devait bénéficier d’un développement économique jamais advenu, et silence des élus ont rompu la confiance entre les industriels et les habitants. « On nous a pris pour des imbéciles pendant des années », regrette Marie Walter, porte-parole de l’Association de défense de l’environnement et de la qualité de vie à Rittershoffen.
Contacté par Le Monde, le président de la communauté de communes de l’Outre-Forêt, Paul Heintz, le plus fervent partisan de ces projets, n’a pas donné suite. Même silence du côté de la préfecture du Bas-Rhin ou de la part de l’exploitant de Rittershoffen, ES-Geothermie. Chez Lithium de France, en revanche, on se veut rassurant. Xavier Goerke insiste sur « la technologie qui a beaucoup évolué depuis le forage de Rittershoffen », sur « le réseau de surveillance des séismes, composé de huit capteurs », et sur « la mise en place d’un groupe de travail sur les possibles interférences entre les forages prévus par les différentes entreprises du secteur ».
Des habitants du village voisin d’Hatten (près de 2 000 habitants) ont monté le collectif Hatten Demain, qui s’oppose à ce que soit traité chez eux le lithium de Schwabwiller. D’autant que, cette fois, le projet menace un site mémoriel.
Dans le fournil d’Hélène Faust, la paysanne-boulangère d’Hatten, les effluves de céréales se mélangent. « Pain bio à la farine fraîchement moulue, faite avec nos cultures », sourit-elle, fière de nourrir 150 familles. Alors, quand elle parle de ces terres qu’on veut lui enlever, c’est comme si on lui arrachait une partie d’elle-même. « Prendre des terres agricoles pour en faire un parc industriel qu’on pourrait installer n’importe où ailleurs, cela nous renvoie l’idée que notre travail n’a aucune valeur », résume, en serrant les dents, celle qui a créé un modèle économique tenant juste sur sa quarantaine d’hectares.
« Une profanation »
Cette terre, Hélène l’aime aussi parce qu’elle raconte une page de notre histoire. Là où la communauté de communes veut bâtir des hangars a eu lieu la bataille d’Hatten-Rittershoffen, du 9 au 21 janvier 1945, qui fit plus de 4 000 morts, dont une partie de jeunes Américains et plus de 80 locaux, où 500 personnes ont été portées disparues, où 250 chars se sont affrontés.
A 6 000 kilomètres de là, les vétérans américains enragent. « Ce lieu abrite les restes de soldats américains portés disparus, tombés pour la liberté de la France en janvier 1945. Leur dernière demeure est le champ de bataille lui-même. Creuser, aménager le terrain et y construire des entrepôts n’est pas un développement. C’est une profanation », ont écrit le responsable de la fondation des vétérans de la division Rainbow et un major général dans un courrier – que Le Monde a pu consulter – adressé aux ministères de la culture et des anciens combattants.
« Tout n’est pas possible au nom du lithium », s’exaspère Muriel Manière, à l’origine du collectif Hatten Demain, qui veut préserver ce lieu de mémoire et a demandé le classement comme monument historique de la casemate Esch, un des lieux les plus symboliques de la libération de l’est de la France et où est, pour l’heure, prévue la construction d’un rond-point de circulation, aux abords des 43 hectares de la zone industrielle.
L’exploitation de l’or blanc devait transformer le nord du Minas Gerais. Deux ans après, citoyens et élus constatent que les bénéfices tardent à se matérialiser, tandis que les nuisances s’installent : pollution, hausse des loyers, fissures dans les maisons.
Des fissures sont visibles sur les murs d’une maison située près d’un site d’extraction de lithium, dans la vallée de Jequitinhonha, au Brésil, le 29 mai 2025. REBECA BINDA
Tandis qu’elle prépare le déjeuner dans de grandes casseroles, Cleonice Patricia, retraitée de 56 ans, parcourt du regard les fissures qui lézardent les murs de la cuisine de sa petite maison en argile. « Elle va s’effondrer », répète d’un air résigné la quinquagénaire en ce début du mois de janvier. Elle habite Piaui Poço Dantas, un petit village où vivent environ 80 familles, dans la vallée du Jequitinhonha, dans l’Etat du Minas Gerais, dans l’est du Brésil.
Comme de nombreux voisins, elle accuse les explosions de la mine de lithium à ciel ouvert, exploitée par l’entreprise canadienne Sigma Lithium, à environ 1 kilomètre de chez elle, entre les municipalités d’Itinga et d’Araçuai, d’être à l’origine des dommages sur sa maison et de soulever des nuages de poussière. Son vieux chiffon effiloché, qu’elle porte sur l’épaule, ne la quitte plus. « Il faut le passer tout le temps ! », souffle-t-elle.
Pourtant, lorsque Sigma a commencé ses opérations dans la région, en 2023, les habitants de Piaui Poço Dantas, pour la plupart des mineurs artisanaux, étaient remplis d’espoir. Romeu Zema, gouverneur du Minas Gerais depuis 2018, avait promis que l’exploitation du métal mondialement convoité pour la fabrication de batteries électriques permettrait à cette région défavorisée, qui, d’après le Service géologique des Etats-Unis, concentre environ 85 % des réserves de lithium du Brésil, de se défaire du surnom de « vallée de la misère ».
« Nous voulons que Jequitinhonha se transforme en vallée de la technologie pour la production de batteries et d’autres produits à forte valeur ajoutée », avait déclaré le gouverneur, en mai 2023, au siège du Nasdaq, à New York, lors du lancement du projet « Vallée du lithium ». Ce vaste programme vise à encourager l’installation de multinationales minières dans l’Etat, grâce à des incitations fiscales, à un accès facilité au crédit et à un soutien à la recherche.
Sigma « n’a rien apporté de bon »
Mais deux ans après l’arrivée de Sigma, qui concentre désormais 70 % de la production du lithium du pays, l’heure est à la déception. Malgré une augmentation de 71 % de la production de lithium (sous forme de concentré de spodumène) entre 2023 et 2024, selon les chiffres de l’Agence nationale des mines, et la création de 3 900 emplois directs, la région reste pauvre. Le Brésil pèse aujourd’hui 10 % de la production mondiale de lithium, mais « le développement technologique est très limité, car ce qui est produit est principalement un produit brut destiné à l’exportation », constate Aline Faé Stocco, économiste à l’université fédérale des vallées du Jequitinhonha et du Mucuri, également chercheuse au sein de Liquit : Vozes dos Territorios, qui étudie l’impact de l’extraction du métal dans la vallée. De fait, en 2024, la quasi-totalité des 944 114 tonnes de concentré de spodumène produites au Brésil a été destinée à la Chine.
Un site d’extraction de lithium à ciel ouvert, dans la vallée de Jequitinhonha, dans l’Etat du Minas Gerais, au Brésil, le 27 septembre 2024. REBECA BINDA
Les entreprises minières n’améliorent ainsi que marginalement la qualité des emplois locaux. « Les activités minières parviennent surtout à attirer des services qui y sont liés, ou une diversification du commerce pour répondre à l’augmentation de la population due à l’arrivée des employés des entreprises. » Aux yeux de la chercheuse, la ruée vers l’or blanc ne fait que reproduire « le même modèle des projets historiques de développement de la région », marquée par l’exploitation de matières premières telles que l’or, le diamant ou de l’eucalyptus, sans que cela lui permette de sortir de la pauvreté.
Pour Elias Jardim Nunes, 53 ans, habitant de Piaui Poço Dantas, Sigma « n’a rien apporté de bon ». Assis sur un banc, cet homme fatigué contemple avec dépit une montagne de pierres d’une quarantaine de mètres de hauteur, au bord du fleuve Piaui, à une centaine de mètres de son domicile et de l’école du village. Autrefois, la zone, qui appartenait à un exploitant agricole, était couverte de cocotiers et de maisons anciennes. Mais à la suite de la vente du terrain à Sigma par l’exploitant agricole, la multinationale l’a converti en espace de stockage de matériaux rocheux et de résidus issus de la mine. « J’ai peur qu’elle [la pile de déchets] tombe dans le fleuve », s’inquiète Elias Jardim Nunes, qui s’y baigne.
Face aux bouleversements provoqués par le lithium, de nombreux habitants de Piaui Poço Dantas souhaitent déménager dans le centre de la ville d’Araçuai, à une demi-heure de route. Mais, sans soutien, cela leur est impossible. « Je ne suis pas encore parti pour des raisons financières », explique José Uelton Gomes, 25 ans, qui ne perçoit qu’une simple pension d’invalidité de 1 621 reais (environ 270 euros), à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Face à l’arrivée massive d’employés des entreprises minières, « le loyer a fortement augmenté », se plaint ce jeune homme maigre. « Avant, je trouvais des loyers à 300 reais. Maintenant, le moins cher est à 1 500 reais ! »
« Seule option » pour développer la région
De son bureau, dans le centre de Araçuai, le maire, Tadeu Barbosa, du Parti social démocratique (centre), reconnaît que l’exploitation du métal n’a pas encore apporté les bénéfices tant attendus, alors que Sigma avait suscité un « grand espoir de développement », regrette-t-il. Les royalties collectées par la municipalité se sont même effondrées : alors qu’elles avaient dépassé 6 millions de reais en 2023 et 2024, la mairie n’a rien obtenu en 2025.
L’édile attribue cette baisse aux « difficultés financières » rencontrées par Sigma, en raison de la chute du prix du lithium liée à une surproduction mondiale. Il reste néanmoins convaincu que le filon de l’or blanc demeure « la voie » pour développer la région. « C’est la seule option que nous avons », assure-t-il, certain que l’arrivée de nouvelles entreprises permettra d’augmenter les bénéfices pour la municipalité. Selon un rapport de l’International Lithium Association, publié en mars 2025, la demande en lithium devrait tripler d’ici à 2040. Dans la vallée du Jequitinhonha, la multinationale américaine Atlas Lithium et la filiale brésilienne de la société minière canadienne Lithium Ionic, MGLit, mènent des prospections en vue d’exploiter le métal. L’entreprise australienne Latin Resources et la chinoise BYD ont également acquis des terrains dans la région.
Le maire espère aussi accueillir des entreprises européennes. Le 16 janvier, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré, lors d’une visite à Rio, être en train de négocier un « accord politique très important » avec le Brésil visant des investissements conjoints dans le lithium, le nickel et les terres rares, dont le pays détient 23 % des réserves mondiales. « Cela est essentiel pour notre transition numérique et écologique, ainsi que pour notre indépendance stratégique dans un monde où les minerais tendent à devenir un instrument de coercition », a-t-elle déclaré. Elle faisait référence aux menaces du président américain, Donald Trump, d’annexer le Groenland pour s’approprier les gisements de terres rares, afin de réduire la dépendance des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine en la matière.
Terril de résidus miniers de la mine de Sigma Lithium, dans la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais, au Brésil, le 29 mai 2025. REBECA BINDA
A Araçuai, une mesure polémique devrait par ailleurs faciliter l’installation des nouveaux arrivants. Le 5 mai 2025, les conseillers municipaux ont réduit de moitié une zone environnementale protégée dans la région Chapada do Lagoao, traversée par les écosystèmes de caatinga et de cerrado, la faisant passer de 24 000 hectares à 10 000 hectares. Les entreprises souhaitant exploiter cette région marquée par de vastes lacs et de fins arbustes rencontreront ainsi moins de contraintes.
Alerter les familles de paysans
Inquiet, l’évêque d’Araçuai, Dom Geraldo Maia, s’est donné pour mission d’alerter les quelque 390 familles de paysans, afrodescendants et indigènes de la région sur les risques des activités minières. « L’entreprise mène une forte campagne publicitaire qui parle du “lithium vert”, comme si cela ne causait pas de problèmes environnementaux ni aux populations », dénonce l’évêque.
Sur son site, Sigma vend son produit comme du « lithium de haute pureté, vert et durable, d’origine responsable ». Néanmoins, le 9 septembre 2025, le ministère public fédéral a recommandé au ministère des mines et de l’énergie de suspendre les autorisations d’extraction à Araçuai, soulignant notamment de « sérieuses préoccupations » concernant l’« abaissement du niveau d’eau » du fleuve Piaui, utilisé pour le traitement physique du lithium par la mine. Contacté par Le Monde, le 5 février, Sigma n’a pas répondu aux questions concernant ses impacts sociaux et environnementaux.
Le 4 octobre 2025, l’évêché a organisé une visite à Piaui Poço Dantas pour que des habitants de la communauté afrodescendante de Santa Rita de Cassia, installés dans la Chapada do Lagoao, constatent les effets de la mine de leurs propres yeux. « Beaucoup de personnes [favorables à l’arrivée des entreprises de lithium] ont changé d’avis quand ils ont vu ce qui arrivait là-bas », assure Antonio Gomes Santos, 76 ans, agriculteur cultivant des ananas, qui a participé à la visite. « Je ne veux rien de tout ça près de moi ! », lance également Simae Gonçalves, femme au visage osseux de 59 ans, qui habite une maison bordée de rosiers. « Je ne supporterai pas tout ce bruit ni cette pollution », assure-t-elle.
A une demi-heure de route de là, une dizaine de familles des peuples indigènes Pankararu et Pataxo sont prêtes à tout pour refuser que le propriétaire de la ferme voisine ne la vende à Sigma. « Ce n’est pas possible de vivre avec une entreprise là, juste à côté, avec cette pollution ! », s’inquiète Cleonice Maria da Silva, 60 ans, une des leaders du village, qui a occupé la ferme, le 27 juillet, pour manifester son opposition à l’achat.
Cette femme déterminée, coiffée d’une tresse noire sur le côté, s’est installée à Araçuai en 2006, après de longues années passées à migrer de village en village en quête d’une terre. Son peuple, les Pankararu, est originaire du Nordeste, au Brésil. Mais pendant la dictature militaire (1964-1985), son grand-père a été incarcéré, comme beaucoup d’indigènes, dans un centre de détention créé par le régime dans le Minas Gerais, pour les « discipliner ». La mère de Cleonice Maria da Silva a alors entamé une longue quête pour le retrouver, au terme de laquelle sa famille s’est unie avec le peuple Pataxo, décidant finalement de rester dans la région.
« Quand nous sommes arrivés ici, il n’y avait pas d’arbres, seulement des pierres, tout était sec », se souvient Cleonice Maria da Silva. Ce n’est qu’après beaucoup d’efforts et de longues années de patience que le village a enfin pu retrouver arbustes fruitiers et plantes urticantes nécessaires à l’alimentation, à la médecine, aux rituels et à la confection d’artisanat. Si une mine s’installe ici, « pour nous, ce sera fini », souffle la leader indigène, espérant ne pas devoir, encore une fois, reprendre la route.
Publié dansLuttes internationales|Commentaires fermés sur Au Brésil, la « vallée du lithium » ne tient pas ses promesses de sortir des habitants de la pauvreté
Tous recement, nous avons visé l’entreprise Prosec Security, qui collabore depuis bientôt trois ans avec le projet de géothermie profonde. Cette entreprise assure la surveillance du site de manière continue, y compris durant les périodes où les travaux sont à l’arrêt. Il nous est insupportable de voir cette société s enrichire grâce à la protection d’un projet massivement contesté par les habitant·es de la région. Le fracking avance, mais notre colère n’est pas résignée, bien au contraire. Dans le Jura, nous sommes déterminé·es à aller jusqu’au bout pour empêcher ce genre de projet honteux qui nous est imposé. Plusieurs véhicules de l’entreprise ont eu leurs pneus crevés et ont été tagués. Par cette action, nous adressons un avertissement clair au propriétaire de l’entreprise : nous lui demandons de se retirer du projet de géothermie profonde. Un message a été envoyé en ce sens au propriétaire de l’entreprise.
Des Jurassien·nes en résistance
Voici le message envoyer au proprietaire :
Monsieur, Comme vous avez sans doute pu le constater, plusieurs de vos véhicules ont subi des dégradations dans la nuit de samedi à dimanche. Ces événements s’inscrivent dans le contexte du projet de géothermie profonde à Glovelier, que votre entreprise sécurise en continu depuis près de trois ans. Au vu de la situation et des tensions persistantes autour de ce projet, il nous semblerait souhaitable, dans l’intérêt de l’ensemble des parties concernées, que votre société envisage de se retirer de ce chantier. Vous n’ignorez pas que ce projet fait l’objet d’une opposition très largement majoritaire au sein de la population locale et qu’il a suscité, ces dernières années, une contestation marquée dans le canton du Jura. Nous espérons que vous saurez tirer les conclusions appropriées et vous orienter vers d’autres activités, dans un climat plus serein. Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées. Des Jurassien·nes en résistance
Voici quelques infos utiles sur la lutte locale contre le projet GPP :
La 75ème édition du Congrès de la société de l’industrie minérale (SIM) se tiendra du 7 au 9 octobre 2026 à Châlons-en-Champagne.
Le congrès-exposition de la Société de l’industrie minérale (SIM) est le salon référent du secteur des industries extractives en France. Il met en avant les équipements et savoir-faire des fournisseurs de produits et services du secteur.
Le rendez-vous privilégié des professionnels de l’industrie minérale
Exploitants, transformateurs, bureaux d’études, fournisseurs de matériels et de prestations, administrations, écoles et universités, organisations professionnelles, experts dans les différents domaines de l’industrie minérale… s’y retrouveront, comme chaque année, pour actualiser leurs connaissances par des échanges, leur participation aux conférences et tables rondes, la visite de sites industriels régionaux, la découverte de l’exposition dédiée à tous les acteurs de ce secteur industriel et le partage de moments conviviaux.
L’eau, ressource essentielle et enjeux stratégiques
Le thème du congrès, l’eau, ressource essentielle et enjeux stratégiques, permettra de souligner l’importance de cette ressource vitale dans les activités humaines et industrielles, ainsi que les défis liés à sa gestion et sa préservation face au changement climatique.
Publié dansConnaître les ennemis, Évènement, General|Commentaires fermés sur Congrès de la société de l’industrie minérale SIM 2026 à Châlons-en-Champagne.
POUR défendre les milieux et les communautés affectées par Imerys.
FACE aux exactions néocoloniales d’Imerys en France comme à l’étranger, notamment au Brésil, en Afghanistan, mais aussi aux USA.
FACE à la destruction de l’environnement alors que nous sommes confrontés à une crise climatique majeure.
Alors que nous savons qu’Imerys – une des rares multinationales minières françaises – est soutenue par les plus hautes sphères du pouvoir français et francophone.
Il est temps de nous organiser et de lutter contre Imerys et son monde !
La megamachine doit s’étendre continuellement ou alors s’effondrer. Alors il est advenu que la forêt de Hambach, déjà un reste d’une région boisée bien plus vaste, a été presque entiérement détruite par l’expansion d’une mine de charbon géante, la plus grande d’Europe. Seulement une petite portion de son habitat a été épargnée, grâce à une résistance féroce centrée autour de nombreuses occupations de la forêt, commençant en 2012.
“Hambi” a été un point de concentration pour les luttes anti-capitalistes et ecologistes radicales en europe. La zone autonome créée ici est comparable en taille à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et à Exarcheia à Athènes. Hambi a aussi servi de prédecesseur clé pour beaucoup d’autres luttes de territoires rien qu’en Allemagne, comme Lützerath et le bois de Dannenröder qui sont les deux exemples les plus connus.
Tous les lieux de resistances mentionnés explicitement ici ont depuis, quoi qu’il en soit, été expulsés [1]. Mais Hambi reste autonome jusqu’à ce jour, un lieu sans lois où nous pouvons faire ce que nous voulons. Plutôt qu’être écrasée directement, Hambi a plutôt été oubliée – par les compas/camarades et la société plus largement – depuis que la supposée sortie du charbon a été annoncée. Ce serait une étrange conclusion pour cette lutte de s’éclipser dans la non-pertinence.
Hambi n’a jamais été “sauvée”. Plutôt que d’être directement coupée, elle a été condamnée à une mort lente dûe aux nappes phréatiques volées par un trou toxique qui continue de s’étendre. Il y a des plans pour ensuite exploiter la région en la changeant en un attraction pour touriste eco-bobo, en y ajoutant un port pour yacht [2]. Et dans des temps de militarisation et d’aggravement de la pénurie de ressources, l’état est à une seule élection d’oublier la sortie du charbon et de finir ce qui reste de la forêt.
Mais encore, la mine d’Hambach est au centre de la restructuration du pouvoir, de ses propres mots “depuis le charbon vers l’IA”. Microsoft construit de nombreux centres de données sur le côté est de la mine, essayant d’établir ce que certain.es appellent “la Silicon valley d’Europe”. Sur le côté ouest, à Jülich, l’ordinateur le plus puissant d’Europe a récemment été installé, symbolisant l’entrée de l’Allemagne dans la course aux armements incluant l’IA. Encore plus proche de l’occupation, à Morschenich-Alt, le maire local s’agite a propos de construire “le village du futur”, un haut-lieu pour les firmes néocoloniales de la tech [3].
Aujourd’hui il ne faut pas oublier Hambi. On appelle les vieux/vieilles et nouveaux ami.es à nous rejoindre ici, s’installer, et participer à la régénération de l’occupation. Il y a des défis à vivre en forêt à travers les saisons. Mais c’est aussi une opportunité vivante unique, dans laquelle des structures – sociales et physiques – peuvent être construites libres des règles imposées par le monde extérieur.
La porte est toujours ouverte aux gens de l’extérieur. Alors avec cet appel nous vous invitions spécifiquement à un événement ce printemps. Ce serait un moment génial de rénover ces structures, déconstruire celles qui en ont besoin, et peut être construire aussi quelque chose de nouveau, en fonction de nos priorités à ce moment là. Il y a des ordures à ramasser aussi, également dans les arbres qui furent occupés.
Ce sera aussi un moment pour proposer des ateliers et d’autres choses, comme nous l’avons fait lors de partages de savoirs de nombreuses fois dans le passé. Ce serait une bonne opportunité de parler de différentes visions pour le futur de l’occupation. Et le 14 avril, nous avons le 14ème anniversaire de l’occupation à célébrer.
Dons et matériels de construction seraient géniaux, spécialement des bâches (bâches de style camion, pas celles tissés SVP : elles empoisonnent la forêt).
Des outils seraient aussi bienvenus. Sentez vous libre d’apporter de la nourriture vegan pour la cuisine collective.
Pour l’anarchie et la haute trahison !
Quelques occupant.es de la forêt
P.S.: Nous vous invitons à traduire et diffuser ce texte loin et largement.
Notes de la traduction :
[1] Même si c’est moins une zone autonome, le quartier d’Exarcheia existe toujours, bien qu’il subisse de plein fouet la gentrification générale d’Athènes, que la place soit sous une occupation policière constante qui défend la construction d’un arrêt de metro : les flics se font régulièrement attaquer, des squats ont continué à exister dans la zone, et diverses organisations, la colline de Strefi adjacente a résisté à un projet de privatisation/construction grâce à une organisation de voisin.es et/ou de personnes à tendances anarcho/extrême gauche.
[2] À terme les autorités veulent détourner une partie du Rhin pour remplir le trou de la mine de Hambach et Garzweiler et en faire des lacs…
[3] Morschenich est le village le plus proche de la forêt d’Hambach, qui aurait dû être détruit avec l’expansion de la mine si la forêt n’avait pas été défendue puis protégée légalement, peu de gens locaux y vivent encore et beaucoup de bâtiments sont vides, il a servi de soutien à la lutte de la forêt mais également à la répression, de nombreux agents de sécurité y ayant vécu dans des maisons particulières et travaillé dans leur QG, l’État l’utilise également pour héberger temporairement des personnes exilées.
[Publié le 9 février 2026 en allemand, anglais et espagnol sur Hambi bleibt, puis le 12 février en français sur Attaque.]
Publié dansÉvènement, Luttes internationales|Commentaires fermés sur Forêt d’Hambach [Allemagne] : Jours de (re)construction 10-19 avril 2026
Le film documentaire « Le Sang et la Boue », réalisé par Jean-Gabriel Leynaud (sorti en 2025), nous plonge au cœur de la réalité de l’extraction du coltan à Numbi, en République démocratique du Congo.
Une économie circulaire fondée sur la mort et la destruction
Au vu de la crise climatique, des ravages causés par l’extractivisme et des agressions impérialistes, une centrale d’enrobage en feu appartenant à l’une des plus grandes entreprises mondiales de construction et d’infrastructure parle d’elle-même. Nous souhaitons néanmoins dire quelques mots sur nos motivations et sur l’entreprise concernée. Car VINCI/EUROVIA est bien plus qu’un simple producteur d’asphalte et de béton. Cette entreprise incarne tout ce que nous méprisons et tout ce qui fait de ce monde un lieu d’oppression, de souffrance et de misère : autoroutes, aéroports, barrages, prisons (d’expulsion), centrales nucléaires, matériel de guerre, oléoducs et gazoducs, exploitation minière, etc.
Tous ceux qui veulent savoir sont au courant : la biosphère est en train d’étouffer sous le poids gris de la civilisation. Dans un avenir proche, de nombreuses régions de la planète seront inhabitables en raison de notre mode de vie et de notre économie impérialistes. Des luttes sans précédent pour la répartition des habitats et des ressources semblent inévitables. L’escalade actuelle des conflits militaires et la guerre sans merci menée contre les migrants dans les rues des métropoles américaines ou aux frontières extérieures de l’UE sont déjà de sombres présages de ce qui nous attend. Il est déjà minuit moins cinq. Le système mondial capitaliste tardif est en pleine mutation. La guerre devient la nouvelle norme, tandis que la nature restante ne sert plus que de source de matières premières à piller avant que d’autres ne le fassent.
Des entreprises telles que VINCI profitent pleinement de ces évolutions. L’entreprise assure l’avenir des énergies fossiles en construisant des réacteurs nucléaires, des oléoducs ou des terminaux gaziers (comme celui de Brunsbüttel), tout en tirant profit de l’illusion des énergies vertes en érigeant d’immenses parcs éoliens ou des centrales hydroélectriques. Avec un réseau autoroutier et routier de plusieurs milliers de kilomètres et plus de 70 aéroports dans 14 pays différents, construits et exploités par VINCI, l’entreprise est également un pilier important de l’infrastructure mondiale des transports. Elle alimente ainsi, mètre après mètre, un système parasitaire qui ne connaît qu’une seule direction, celle qui mène tout droit à l’effondrement écologique. L’accaparement des terres, les guerres et les génocides sont indissociables du système capitaliste et ont rendu possible son triomphe. Notre « prospérité » et la domination occidentale sont sans aucun doute le produit de cette histoire (coloniale) meurtrière. Cependant, dans la lutte internationale pour le pouvoir, l’influence et les ressources, l’Occident doit de plus en plus s’imposer face à d’autres acteurs. Cela conduit à nouveau à des effusions de sang inutiles, tandis que les dirigeants de l’industrie de l’armement se réjouissent. « Réarmer l’Europe » est le cri de guerre lancé par Bruxelles pour survivre dans cette situation conflictuelle, et VINCI s’implique également fortement dans ce front de réarmement et de militarisation. Le groupe a ainsi récemment racheté l’entreprise Wärtsilä SAM Electronics, qui entretient plusieurs chantiers navals de la marine allemande et fournit des services d’infrastructure à des dizaines d’installations de l’armée britannique. Les guerres et les destructions environnementales, qui ont toujours accompagné l’expansion de l’exploitation capitaliste, obligent de plus en plus de personnes à quitter leur foyer. Jamais autant de personnes n’ont été en fuite dans le monde qu’aujourd’hui. Les masses « superflues » provenant des pays du Sud sont toutefois combattues avec acharnement, et leurs routes migratoires se sont depuis longtemps transformées en charniers comptant d’innombrables morts. Ceux qui parviennent malgré tout à arriver jusqu’ici ne sont pas accueillis avec empathie et compassion, mais avec humiliation, racisme et répression. Toutes ces caractéristiques marquent depuis des années le débat public sur la migration dans presque tous les camps politiques et favorisent ainsi considérablement les tendances (néo-)fascistes. Et la boucle est bouclée. Car même la souffrance des réfugiés peut être source de profits, et VINCI tire profit du régime frontalier rigoureux de l’Europe en construisant des centres de rétention et des postes de contrôle aux frontières.
Malgré tout cela, l’entreprise aime parler de « responsabilité » et de « durabilité » et, au vu des agissements de VINCI, l’économie circulaire tant vantée prend un tout nouveau sens, avec un arrière-goût extrêmement amer. Leur arrogance et leur autosatisfaction sont insupportables. Nous ne pouvons et ne voulons plus rester les bras croisés face à leur commerce de la mort. C’est pourquoi, dans la nuit du 11 mars, exactement 15 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avons considérablement endommagé et temporairement mis hors service l’usine d’enrobage de l’entreprise VINCI/EUROVIA, qui profite du nucléaire, à Schönerlinde/Wandlitz. Pour ce faire, une bonne demi-douzaine d’engins incendiaires ont été placés à divers endroits sur les bandes transporteuses et les câbles électriques des moteurs.
Mais ce feu d’artifice dans le ciel nocturne de Brandebourg se veut aussi un signe de solidarité et d’unité internationales. Nous adressons en particulier nos salutations révolutionnaires à Marianna M. et Dimitra Z., emprisonnées en Grèce, ainsi qu’à tous les autres prisonniers de l’affaire Ampelokipi, qui seront bientôt jugés. Amour et force ! Il convient de mentionner que VINCI, avec plus de 500 km d’autoroutes, est l’un des plus grands exploitants d’autoroutes en Grèce et participe également à d’autres activités douteuses et à la destruction de l’environnement dans le pays. (Pour en savoir plus : switch off the Mitsotakis regime !)
Comme nous attendons le printemps avec impatience et que les premiers rayons de soleil réveillent notre envie d’agir, nous comprenons cette attaque comme un écho à l’appel lancé depuis la France : « Plus chaud que le nucléaire, pour un printemps noir 2026 ». Avec le soutien actif de VINCI, la « Grande Nation » construit actuellement une décharge pour les déchets radioactifs de son énergie préférée. Cependant, le site occupé de La Gare et une communauté de résistance hétéroclite font obstacle à cette entreprise. C’est pourquoi l’ancienne gare doit maintenant être évacuée. Nous voyons les choses tout autrement et c’est aussi pourquoi nous nous efforçons de « freiner un peu plus les rouages » et espérons que nos signaux de fumée de solidarité seront visibles à l’horizon.
Plus chaud que le nucléaire – Pour un printemps noir !
Contre toute guerre – en Iran, en Palestine, au Congo, au Soudan, au Myanmar, en Ukraine…
Personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre !
Au feu les prisons !
En mémoire de Kyriakos Xymitiris – les cœurs révolutionnaires brûlent éternellement !
« Et si certains ne sont jamais revenus, ils continuent de vivre parmi nous à chaque souffle de liberté. Et si certains sont morts au combat, ils restent à nos côtés dans toutes nos actions. Et si certains sont partis prématurément, ils nous précèdent et nous ouvrent la voie. […] Le souvenir subversif agit comme de l’essence pour notre feu, comme de l’encre dans nos textes, comme des slogans lors de nos manifestations et comme des pierres dans nos poches. Il donne un sens à leur mort et appelle à la prochaine lutte. Encore et encore… »
Dimitra & Marianna – Prison pour femmes de Korydallos
Ps : Dobrindt est un idiot et ne comprendra sans doute jamais qu’il existe des personnes qui ont des valeurs qui ne s’achètent pas. Notre réponse à leur chasse aux sorcières est une équation simple : un million de prime = un million de dommages matériels. La nuit nous appartient ! Pour plus de volcans cracheurs de feu !
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Des graffitis rouges disant « FUCK TON NOUVEAU MONDE » et une grosse quantité de peinture verte ont été récemment aperçus sur les bureaux de Nouveau Monde Graphite à Griffintown. Nouveau Monde Graphite est une entreprise québécoise spécialisée dans l’extraction et le raffinage du graphite. Elle prévoit construire la première mine à ciel ouvert entièrement électrique au monde à quelques heures au nord de Montréal, à Saint-Michel-des-Saints, et la construction devrait commencer cette année.
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On est super enthousiastes de vous convier à cette semaine pour enfin prendre le temps de parler du nucléaire, de plein de manières, sous plein d’angles, y’en aura pour tous les goûts.
On espère vous voir nombreux·ses !
Les lieux : CCL = 4 rue de Colmar CCL2 = 41 rue Van Dyck CNT = 32 rue d’Arras Café des Sarrazins = 14 rue des Sarrazins Anamorphose = 48 rue du Long pot
MERCREDI 18 MARS
CNT – 19h30 ouverture, 20h début film Projection de At(h)ome, documentaire d’Elisabeth Leuvrey (2013), 53min Plus de cinquante ans après la fin de la guerre de libération, une cinéaste française et un photographe algérien nous ramènent en 1962 en plein Sahara. D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours des retombées d’une explosion nucléaire dont les traces dramatiques interrogent la responsabilité des nations. Avec un apéro tout mignon.
JEUDI 19 MARS
CNT – 18h Le nucléaire et la mine, une grande histoire d’amour (toxique) Ce que l’industrie du nucléaire, soit-disant si verte, ne dit pas si fort, c’est que pour faire de la fission, on a besoin de beaucoup, beaucoup de minerai, et pas des meilleurs pour le vivant… Nous vous proposons un atelier pratique pour comprendre comment l’industrie du nucléaire fonctionne main dans la main avec l’industrie de la mine, comment ça marche une mine, et pourquoi nucléaire veut forcément dire extractivisme. Petite restauration pendant l’atelier ! Durée : 2h environ.
VENDREDI 20 MARS
CCL – 12h30 Cantine Comme tous les vendredis l’équipe du CCL propose une cantine vegan et à prix libre. L’occasion de se retrouver avant une après-midi endiablée. Merci les copaines !
CCL2 – 14h30 Apprendre à argumenter contre le nucléaire avec nos mots Atelier pour s’approprier des arguments antinucléaires pour riposter face à notre tonton pronucléaire. Atelier participatif en petits groupes, ok de venir juste écouter, ok de rien connaître, durée 1h30 environ.
CCL2 – 16h30 Intelligence artificielle et nucléaire L’explosion conjointe de l’IA et des tensions autour de l’énergie amènent au développement débridé de ces technologies, en particulier au pays de l’Oncle Trump. Nous échangerons autour de projets électronucléaires destinés à alimenter les datacenters et de gribouillages de dossiers de sûreté nucléaire à la sauce Chat GPT.
CCL2 – 18h Ecoute collective de podcast : Concilier pensée anti-industrielle et intersectionnelle Tous·tes ensemble on se pose avec du lait d’or et un podcast qui nous explique comment on peut être contre la technologie sans devenir un vilain réac !
Soirée antinucléaire au CCL – accompagnée de véritables crêpes buriennes
19h30 Cantine vegan à prix libre Préparée par la Queerate ! 21h Transmission d’un chant antinucléaire Par la Gouaille, chorale militante lilloise. Tout le monde est bienvenu·e ! 22h Concert des FREEMEUSES – goguettes antinucléaires Retrouvez vos tubes préférés dans une ambiance plus chaude que l’énergie atomique. Bonheur irradiant, joie radioactive et radicalisation iodée des esprits les plus réactionnaires. Effet garanti jusqu’à 100 000 ans et moins si affinités. 23h DJ Gentil Bertrand DJ Gentil Bertrand tentera de vous faire danser sur de la musique vulgaire et raffinée 00h DJ set Logistique&Ludique Techno, tech-house et paillettes
SAMEDI 21 MARS
CCL2 – 14h Découverte radioactivité et manipulation du compteur Geiger Atelier d’1h par Roland Desbordes de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)
Café des Sarrazins – 15h30 Table ronde « Pouvoir, temps long et nucléaire » : comment l’industrie du nucléaire assoit son pouvoir ? Intervenant· es : Lény Patinaux, sociologue des sciences et des techniques, université de Limoges, thèse sur la gestion des déchets radioactifs à Bure Le réseau OBSARM (l’Observatoire des armements), centre indépendant d’expertise et de documentation Roland Desbordes, CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) Rina Kojima, sociologue spécialisée sur Fukushima et sur le temps long lié à la radioactivité, université de Marne-la-Vallée Durée : 2h environ.
Café des Sarrazins – 18h30 Spectacle Affaires Nuisibles : Tarnac Quand l’état transforme une action de sabotage antinucléaire en acte terroriste. Durée : 1h.
Café des Sarrazins – 20h30 Concert des FREEMEUSES – goguettes antinucléaires Retrouvez vos tubes préférés dans une ambiance plus chaude que l’énergie atomique. Bonheur irradiant, joie radioactive et radicalisation iodée des esprits les plus réactionnaires. Effet garanti jusqu’à 100 000 ans et moins si affinités.
DIMANCHE 22 MARS
Anamorphose – 13h BRUNCH On s’accueille tout doux autour d’un sucré-salé qui nous accompagnera toute la journée. Vegan et à prix libre.
Anamorphose – 14h Les luttes jumelles : infotour Comment on lutte à Bure et à la Hague en 2026 ? Présentation des luttes antinucléaires à Bure et à la Hague. Discussion croisée et collective accompagnée de courts-métrages documentaires sur la lutte à Bure.
Anamorphose – 16h Spectacle Affaires Nuisibles : Tarnac Quand l’état transforme une action de sabotage antinucléaire en acte terroriste. Durée : 1h.
Anamorphose – 18h Projection de La Colère dans le vent, documentaire d’Amina Weira (2016), 54min Dans la ville d’Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt.
Publié dansGeneral|Commentaires fermés sur SEMAINE ANTINUCLEAIRE : PROGRAMME DEFINITIF !
Ce texte propose, à partir du projet expérimental de géothermie pétrothermale profonde (GPP) dans la commune de Haute-Sorne, de mettre en lumière la logique commune à différents modes de production d’énergie : l’extractivisme, au service du capitalisme industriel. En démélant les diverses problématiques soulevées par le projet, on peut briser bon nombre de mythes autour de l’énergie, inscrire les luttes locales dans le contexte global, et poser des questions d’éthique dans la lutte.
Publié dansBrochure, Capitalisme vert, géothermie|Commentaires fermés sur Ni ici ni ailleurs ! De la lutte locale contre la géothermie profonde à la solidarité globale
Imerys a profité de la présentation de ses résultats semestriels, mardi 29 juillet, pour donner des nouvelles de ses plans pour le lithium de Beauvoir, dans l’Allier. Le gisement contiendrait trois fois plus d’or blanc qu’initialement estimé et pourrait être exploité 50 ans. L’industriel français cherche des partenaires pour partager l’investissement, désormais réévalué à 1,8 milliard d’euros pour une production commerciale en 2030.
Imerys réaffirme sa confiance dans le lithium made in France… tout en décalant ses plans ! A l’occasion de ses résultats semestriels, présentés mardi 29 juillet en début de soirée, le champion français des minéraux industriels a fait un point sur l’avancement de son projet de construire une mine et une raffinerie de lithium dans l’Allier, la première à Beauvoir, près du village d’Echassières, et la seconde à Montluçon. «L’étude de préfaisabilité (PFS) a confirmé la solidité des fondamentaux de [notre] projet d’exploitation du lithium», écrit l’industriel dans son communiqué de presse.
Plus de trois fois plus de lithium que prévu
Suite à plusieurs campagnes de forage, Imerys réaffirme que Beauvoir abrite un «gisement de lithium de classe mondiale». Ce dernier contiendrait 373 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 1% d’oxyde de lithium (Li2O), ainsi qu’un peu d’étain et de tantale. Une quantité plus de trois fois plus importante que celle estimée lors de l’annonce du projet, fin 2022 (117 millions de tonnes à 0,9%).
Ce chiffre estime seulement les ressources, qui indiquent la présence d’un métal d’intérêt sans se préoccuper de la possibilité ou non de l’exploiter économiquement (on parle sinon de réserves). Imerys précise que le cœur du gisement contient «69 millions de tonnes à 1,22% de Li2O, renforçant l’attrait économique du projet».
«L’augmentation des ressources et de la concentration – qui est importante pour le coût final du lithium – est une bonne nouvelle. Cela permettra notamment d’avoir une exploitation plus longue que prévue, d’une cinquantaine d’années», réagit le directeur financier du groupe, Sébastien Rouge, auprès de L’Usine Nouvelle, en pointant que des études d’exploration continuent.
La teneur, qui régit la quantité de matière à déplacer, est un facteur crucial de la compétitivité des mines (aux côtés notamment de la structure de la roche, des coproduits associés ou des technologies et des infrastructures utilisées). A titre de comparaison, Jadar que souhaite exploiter Rio Tinto en Serbie au prix de violentes controverses, abrite 143 millions de tonnes de minerai avec une teneur moyenne de 1,8% d’or blanc, et les mines rocheuses en Australie (le premier producteur mondial) oscillent entre 1 et 3%…
Projet plus cher, décalé à 2030
Imerys souligne que Beauvoir fait partie des cinq plus grands gisements de roche dure identifiés. Concernant les teneurs, «nous sommes effectivement un peu moins bons que les meilleurs gisements déjà connus aujourd’hui. Mais si l’on se compare aux nouveaux projets qui font l’objet de travaux dans le monde, nous sommes parmi les meilleurs en termes de concentration et de cash cost [coût de production]», répond Sébastien Rouge. Le coût de production de lithium pour batterie dans l’Allier se situerait vers «le bas de la fourchette de 7 à 9 €/kg précédemment annoncée».
Quelques moins bonnes nouvelles ont également été annoncées. Tout d’abord, le coût du projet est réévalué à 1,8 milliard d’euros (contre un peu plus d’un milliard anticipé en 2022) notamment en raison de normes environnementales et sociales plus strictes et de l’inflation. Le minier note toutefois être éligible à plusieurs subventions, dont 200 millions d’euros de crédit d’impôts pour l’industrie verte (C3IV), déjà sécurisées. Par ailleurs, la production commerciale est décalée de deux ans, à 2030. Ce qui implique une décision d’investissement en 2027.
En quête de partenaires
A court terme, l’entreprise minière prévoit toujours de débuter la construction d’un pilote industriel, après avoir obtenu les autorisations nécessaires, qu’elle espère dans les prochains mois. En raison du montant d’investissement nécessaire, le groupe a aussi lancé, plus tôt que prévu, une recherche de partenaires pour porter le projet.
Problème : le marché est en surproduction, plongé depuis deux ans dans ce que les analystes ont baptisé «l’hiver du lithium». Ces derniers mois, plusieurs grands noms du secteur ont freiné leur montée en puissance ou annulé des plans. Sur les six premiers mois de 2025, les cours de carbonate de lithium (la qualité standard dans les batteries) ont oscillé entre 7 et 9 euros le kilo. La plupart des analystes estiment qu’ils devraient rester stables, ou remonter légèrement (vers 10 euros le kilo), sur les 18 prochains mois.
Vers des prix plus hauts à la fin de la décennie
C’est insuffisant pour rentabiliser l’investissement, reconnaît Sébastien Rouge, qui reste optimiste en raison de l’augmentation des besoins attendus à moyen terme, avec l’essor du véhicule électrique. «La baisse a été brutale et nous sommes à un prix plancher depuis un certain temps. Mais nous nous attendons à une inversion des courbes entre offre et demande d’ici la fin de la décennie. Celle-ci s’est décalée dans le temps, ce qui fait qu’il y a un peu moins de pression pour arriver sur le marché vite, d’autant que l’écosystème européen des batteries (qui sera notre client) a pris du retard», rassure le directeur financier. Imerys devrait aussi jouer sur les bénéfices écologiques et stratégiques qu’apporterait, selon lui, la production de lithium pour batterie en France.
«Les prix de marché actuels sont insoutenables», écrit aussi Rio Tinto dans ses résultats semestriels présenté mercredi 30 juillet. Selon les chiffres du géant minier, qui parie fortement sur le lithium avec le rachat du spécialiste Arcadium pour 6,7 milliards de dollars fin 2024, il faudra plus de deux fois plus de d’or blanc en 2035 qu’en 2025, signifiant que les prix doivent augmenter pour inciter au lancement de nouveaux projets.
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En Norvège arctique, des activistes ont bloqué la mine de cuivre de Nussir, avant de mettre fin au camp climat qu’ils y avaient érigé depuis des mois. Ils dénoncent l’accaparement polluant de terres autochtones Sámies.
Clap de fin pour la zad la plus arctique du monde. Le camp climat du Repparfjord, à deux heures du cap Nord, vient de toucher à sa fin, après 225 jours d’existence. Établi par un mouvement de jeunesse écologiste norvégien pour protester contre la mine de cuivre Nussir, il était devenu une expérience unique. Le long des rives d’un fjord aux eaux cristallines, des dizaines de jeunes activistes écolos et autochtones sámis démontent des lavvos, tentes traditionnelles en cuir de renne, enfoncées dans une neige épaisse.
« Cela me brise évidemment le cœur de démonter notre camp, où nous avons passé tant de temps. Mais les moyens manquent, et le lieu reculé en rendait l’entretien difficile », explique Symre Johane Aaargaard, 21 ans, l’une des organisatrices et membres du conseil central de Natur og Ungdom, organisation de jeunesse écologiste norvégienne qui en gérait l’organisation et le financement. Des coups de couteau et de hache résonnent pour déloger les structures de la glace qui les recouvre, alors que les températures frisent les -10 °C.
Depuis juin, le camp avait été habité par de petits groupes d’activistes se relayant dans le Grand Nord, vivant dans ces tentes chauffées par de petits poêles à bois et dormant sur des peaux de rennes. De cette base opérationnelle, ils et elles avaient lancé des actions de désobéissance civile pour bloquer la mine de Nussir, opérée par un consortium norvégien, canadien et étasunien.
« Le forage a commencé en juin, sans même les autorisations nécessaires, sans l’accord des éleveurs de rennes sámis et sans évaluation environnementale valable », ajoute Symre, qui était parmi les premières à se mobiliser pour tenter d’entraver les explosions dans le cœur de la montagne — et le dumping des déchets miniers dans le fjord.
La plus grande mobilisation depuis 40 ans
Pour marquer la fin du camp, les activistes ont réussi un coup de maître : acheminer une centaine de personnes depuis la Norvège, l’Europe continentale et même d’Amérique latine vers Nussir, dont elles ont bloqué plusieurs entrées, samedi 24 janvier. Cette action coup-de-poing contre la mine la plus nordique d’Europe « n’est rien de moins que la plus grande mobilisation dans la Finnmark [comté le plus arctique du pays] depuis le conflit d’Alta dans les années 1970 [1] », se réjouit Ánddá Eriksson, activiste Sámi venu de la Suède voisine pour participer au camp et à l’action.
Cette fois-ci, la police locale, débordée par l’ampleur du blocage, a choisi de ne pas intervenir. C’est donc dans le calme et la bonne humeur, sous une neige pluvieuse, que les activistes ont décidé par eux-mêmes de lever le camp, après des prises de parole d’éleveurs de rennes et de pêcheurs sámis.
Le lendemain, la mobilisation a continué avec des concerts et discours dans l’école de la commune de Kvalsund, où s’était aussi établi le gros des activistes arrivés par bus depuis le sud de la Norvège et de l’Europe.
« Un jour historique pour les droits des Sámis, pour notre culture et pour notre cause »
« Comme lors d’Alta, aujourd’hui est un jour historique pour les droits des Sámis, pour notre culture et pour notre cause, ajoute Ánddá Erikssen, qui vient d’une famille d’éleveurs de rennes. Quelle que soit l’issue au Repparfjord, cette mobilisation nous a réunis, Sámis de différents pays, avec des Norvégiens et des internationaux. C’est un précédent historique. »
C’est que les Sámis, un peuple autochtone de 80 000 personnes réparties entre trois pays scandinaves et la Russie, souffrent de fléaux similaires : expropriations, projets miniers, éoliennes, expansion de zones militaires, racisme ordinaire et exclusion économicopolitique. Leur lutte de longue haleine pour la reconnaissance des droits autochtones continue.
Pour « sauver le Repparfjord », des recours juridiques sont encore en cours, et de futures actions en train d’être prévues. « On veut maintenant concentrer nos actions là où on sera entendus, plus proche des décideurs politiques et économiques, à Oslo par exemple », annonce Symre.
Le groupe américain USA Rare Earth a confirmé l’implantation d’une usine de production de métaux et d’alliages de terres rares dans le bassin de Lacq, près de Pau, étape supplémentaire dans la création d’une « vallée des aimants » dans le Sud-Ouest Continuer la lecture →
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Un courrier des lecteurs récent, publié dans les colonnes dédiées de Ouest France, compare les projets miniers à une exploitation de kaolin.
Cela dépasse le cadre de l’opinion : il s’agit d’une tentative de banalisation des risques majeurs liés à l’extraction de métaux lourds. Quand de telles comparaisons sont avancées par des acteurs ayant participé à des commissions préfectorales en charge des carrières, il est urgent de rétablir la vérité et de questionner l’objectivité des instances censées nous protéger.
Le 16 décembre, le décret de l’Etat accordant à La Française de l’énergie le permis d’exploiter le gaz de charbon mosellan a été annulé pour des raisons environnementales, liées à la protection des nappes aquifères.
Bernard Starck, ancien mineur de charbon qui a notamment travaillé au puits de La Houve jusqu’à sa fermeture en 2004, montre une photo prise avec ses collègues ainsi que d’autres souvenirs de sa vie professionnelle. Chez lui, à Forbach (Moselle), le 13 avril 2024. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP
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Plusieurs zones d’ombre entourent le projet de première mine de lithium en France. Dans un avis publié le 9 décembre, et relevé par Contexte, l’Autorité environnementale pointe plusieurs limites persistantes d’Emili (pour « exploitation de mica lithinifère ») promu par le groupe Imerys dans l’Allier.
En Indonésie, l’exploitation du nickel par un consortium, dont fait partie l’entreprise française Eramet, risque de conduire à l’anéantissement d’un peuple, avertit notre chroniqueuse. Deux membres de ce peuple sont venus protester jusqu’à Paris.
Celia Izoard est autrice et journaliste. Elle est l’autrice de La ruée minière au XXIe siècle — Enquête sur les métaux à l’ère de la transition (éd. Seuil, 2024) et d’un recueil sur les usines du numérique (La Machine est ton seigneur et ton maître, Xu Lizhi, Yang, Jenny Chan, éd. Agone, 2022). Dans ces nouvelles chroniques, elle explore et divulgue les bas-fonds du capital.
Dewi Anakoda, femme autochtone tobelo originaire d’Halmahera, a voyagé depuis l’Indonésie et manifesté devant le siège social d’Eramet.
Nous l’anticipions, nous le préparions, et nous l’attendions mais hélas c’est bien arrivé : le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souverainété industrielle, énergétique et numérique a accordé ce matin les 3 PERMs (Permis Exclusif de Recherches Minières) « Taranis », « Bélénos » et « Epona » et à la société Breizh Ressources.
Nous vous expliquons ici ce que nous savons de leurs intentions, de leurs manœuvres et surtout quels sont nos leviers d’actions et de mobilisation pour empêcher ce projet catastrophique pour les habitants et leur environnement.
Bonne lecture !
Le projet Taranis : Résumé et enjeux
Faisons le point sur ce que nous savons
Voici en 6 points clés ce que nous savons de ce projet :
Quoi ? Un PERM (permis exclusif de recherches minières) est un titre minier qui donne à son titulaire et à lui seul le droit d’effectuer tous travaux de recherches des métaux déclarés dans le périmètre qu’il définit et de disposer librement des produits extraits à l’occasion des recherches et des essais. Il est accordé pour une période de 5 ans maximum, renouvelables 2 fois, donc 15 ans. Une fois que l’entreprise a amassé suffisamment de preuves, elle est prioritaire pour faire une demande de concession, et ainsi elle peut vendre la concession à une « major » spécialisée dans l’extraction minière.
Qui ? Les 3 PERMs « Taranis », « Epona » et « Bélénos » ont été déposés par Breizh Ressources, une société détenue à 100% par Aurania Ressources, domiciliée aux Bermudes et propriété de Keith Baron, une entrepreneur bien connu du milieu minier par ce
Où ? Sur Taranis, 20 communes du Pays de Redon sont concernées, sur un territoire de 360 km2. (Epona 50km2 sur 4 communes du pays de Lorient. Bélénos : 440 km2 sur 18 communes entre Chateaubriant et Angers)
Pourquoi ? Breizh Ressources communique beaucoup sur les pseudo-vertus du projet : transition écologique, souveraineté industrielle et minière, etc. Pour vérifier cela nous avons eu la chance d’accueillir les experts de l’association SystExt, association indépendante de professionnels du secteur minier, dont l’experte reconnue Aurore Stéphant. Sur la base de toutes les informations qu’ils ont collectées aussi bien sur place que dans les rapports du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), ils nous ont indiqué qu’il y avait surtout des indices miniers pour l’or. C’est donc avant tout ce métal qui est recherché, les arguments vertueux de Breizh Ressources sont des prétextes fallacieux.
Comment ? On s’en doute, mais c’est avéré, les méthodes de Breizh Ressources ne sont pas celles d’un enfant de cœur. En particulier, ils n’hésitent pas à promettre monts et merveilles : mine responsable, mine propre, souveraineté nationale, etc. Or tout cela est mensonger pour la simple et bonne raison qu’ils n’en savent rien. Ils vendront leur gisement d’or au plus offrant, qui lui même revendra le métal sur des marchés boursiers. Il n’y a aucun moyen pour quiconque de s’assurer que cela serve les intérêts de la France, et que ces minerais soient utilisés de manière vertueuse.
Que risque-t-on ? Pour le moment pas grand chose, mis à part le fait que Breizh Ressources pourra demander à accéder aux parcelles du périmètre Taranis pour effectuer ses recherches. Mais à terme nous risquons gros : nous savons que l’exploration ouvre un boulevard à l’exploitation minière et que le contexte géo-politique et économique actuel accentue le risque de voir un jour une mine ouvrir sur notre territoire. Les risques d’ordre environnemental et sanitaire sont considérables (pollution des eaux, pollution de l’air, contamination des sols, risque d’exposition à la radioactivité, bruit, etc.) et cela sur plusieurs générations, rappelons le, la mine propre n’existe pas et de nombreux anciens site miniers en France n’ont pas été dépollués et continuent de déverser des métaux lourds dans l’environnement comme le documente Systext LIRE LE RAPPORT.
Que faire maintenant ?
La question est sur toutes les lèvres : quels sont nos leviers d’action et de mobilisation ?
Nous avons une chance, nous sommes déjà bien organisés, bien informés. Profitons de cet atout pour faire avancer notre combat contre ce projet délétere. Voici comment :
Signer les formulaires de refus d’exploration sur les propriétés privées. Il faut encore le dire et le redire : c’est notre principal levier d’action. Une fois qu’ils auront montré qu’il y a de l’or, l’État restant le propriétaire du sous-sol, ni les habitants, ni les communes, ni même la région ne pourront s’opposer au projet. Or comme la propriété privée est un droit constitutionnel, il reste difficile pour l’Etat d’imposer le prélèvement, si toutefois un propriétaire a expréssément indiqué qu’il s’y opposait. Pour se donner un ordre d’idée, le projet Variscan, il y a une dizaine d’année, avait été arrêté avec 80% de la surface couverte par des refus. Les agriculteurs sont les premiers concernés, autant par les risques que fait peser la possibilité d’une mine sur leur activité, que par les surfaces sur lesquelles ils peuvent refuser l’extraction. Mais, c’est important d’en avoir maximum : il n’y pas de petit refus.
Attaquons-les au porte-monnaie : n’oublions pas que le but de Breizh Ressources est de vendre un projet minier à de potentiels investisseurs. Une forte mobilisation et une communication efficace de notre détermination est un bon moyen de s’opposer au projet. Alors militez, discutez, convainquez sur tous les fronts.
Organisons nos moyens financiers, afin de pouvoir mener des actions en justice. En effet, l’un des leviers se trouve sur le versant juridique. Mais les juristes et avocats qui peuvent nous aider à prouver le caractère illégal du projet coûtent de l’argent. Afin de pouvoir mener ces actions en justice, une association, nommée Toussunix, a été créée et une campagne d’adhésion a été lancée.
Evénements à venir
SAMEDI 13 DÉCEMBRE – 10h – BECON LES GRANITS (49)
Nos amis du collectif Stop Bélénos appellent à une déambulation citoyenne ce samedi 13 décembre à 10h à Becon-les-granits, rendez-vous place de l’église.
MARDI 27 JANVIER – 20h15 – MALESTROIT (56)
Rendez-vous au cinéma l’Armor de Malestroit pour la projection du film documentaire « Le sang et la boue » suivi d’échanges sur le projet d’exploration minière.
Publié dansBreizh Ressources actu, Bretagne, TARANIS|Commentaires fermés sur Collectif Stop Taranis – Le permis de recherche vient d’être accordé par le ministère
Les plus grands pollueurs européens sont parvenus à capter la quasi-totalité des aides publiques à la décarbonation pour mener des projets de stockage carbone. En France, Vicat entend construire un pipeline de 300 kilomètres et relier sa cimenterie de Montalieu-Vercieu (Isère), jusqu’à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), pour envoyer son CO2 par la mer jusqu’à Ravenne, en Italie. Un projet à plus d’un milliard d’euros sur sa partie française qui soulève de nombreuses inconnues sur sa faisabilité.
Publié dansCapitalisme vert, General, Vicat Béton|Commentaires fermés sur CCS : pipelines à un milliard et flotte fantôme, la solution magique de l’industrie pour atteindre la neutralité carbone
Samedi 13 décembre, à 15h à la Bibliothèque Anarchiste Libertad, Paris 19e
Ces dernières années, la lutte contre l’extractivisme a éclaté sur la cote nord-ouest du Canada en se propageant, dans certains cas, dans tout le territoire contrôlé par l’état canadien. Dans cette vague d’industrialisation et de luttes contre celle-ci, l’État et les industriels manigancent pour construire dans cette région un nouveau pipeline de gaz naturel. Ils ne sont pourtant pas les seuls à conspirer, et un projet de lutte contre le pipeline PRGT est en train d’émerger. Un compagnon qui vit dans la région présentera les luttes récentes, les tensions sociales dans la région, ainsi que la lutte spécifique contre le pipeline PRGT, lutte qu’une poignée de compagnons proposent en mettant en œuvre une méthode insurrectionnelle. En partant de tout ça, on pourra discuter des expériences passées, des leçons et des enseignements que l’on peut en tirer pour des perspectives insurrectionnelles aujourd’hui.
Publié dansÉvènement, Luttes internationales|Commentaires fermés sur Discussion sur les luttes en cours au Canada et la lutte spécifique contre le pipeline PRGT
Samedi 6 décembre à la salle des fêtes d’Alzen. (09)
Soirée de soutien à sans dessous dessus, une revue apériodique pour
chahuter l’extractivisme.
-19h présentation de la revue, présentation de l’assemblée de lutte
contre les projets minier en Ariège et ailleurs, point info sur
l’avancement des projets miniers en Ariège.
-20h30 auberge Ariégeoise
Ramène de la bouffe à partager
Puis concerts et DJ set qui nous mettrons sans dessus dessous :
Tike -rock hardcore noise à la helmet-
Black Drosera -powerviolence, turbo colère en vrai-
Makai -grindcore-
Syphilization -goregrind-
Dj Guanila Boom
-Voyage express au carnaval de Tenerife-
DJ Malandroid
Electro Techno Acid
-Tattoo sur place-
Soirée à prix libre, surtout pas conscient
Publié dansAriège, Évènement|Commentaires fermés sur Soirée de soutien à la revue Sans Dessous Dessus
Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 un bon tiers des voitures présentes dans la concession Tesla des Pennes-Mirabeau (Marseille) a flambé. Une plaquette allume-feu posée sur un des pneus avant à suffit, la contagion a fait le reste.
Big-up à l’appel à action (même si la sortie etait deja prévue)
Brême : Du feu pour Tesla ! Des stations de recharge et des armoires électriques incendiées !
Smash COP30: la semaine dernière, des représentants des États membres de l’ONU sont arrivés à Belém, au Brésil, avec leur énorme suite de journalistes, de forces de sécurité et de scientifiques, pour méditer sur leur inaction, prendre des photos de groupe et faire des déclarations qu’ils ne respecteront pas. Tout cela pendant que nous sommes gouverné.es par des personnes pour lesquelles il est plus important d’approvisionner l’industrie allemande avec suffisamment de matières premières critiques et de se positionner pour leur carrière après leur mandat, que d’essayer de ne pas détruire complètement la Terre.
Aux confins de l’Allier, du Puy de Dôme et de la Creuse, la multinationale Imerys se prépare d’ici à 2030 à lancer l’extraction de lithium sur une ancienne mine de kaolin. Nous sommes quelques-unes à nous être rendues à Echassières fin juillet 2025, aux rencontres anti-extractivistes organisées par le collectif StopMines03. Autant la manifestation que les discussions nous ont donné envie de partager ces moments avec vous.
Nous vous invitons pour un échange autour des réels enjeux qui se tiennent derrière la façade lisse de la transition écologique, énergétique et numérique. Ici comme ailleurs.
Programme à la salle des fêtes de la Villedieu (23) : 18h Retour sur les rencontres anti-extractivistes de fin juillet 2025 à Eychassière (03) 20h Quizz avec des cadeaux à gagner puis repas de soutien 21h30 Concert ADAPTATSIYA (punk rock – kazakhstan) tout au long de la soirée : bar et jeu du « juste poids » panier garni à gagner, infokioske et librairie la limouz’ine
La suite : concerts électro à la Loutre toute la nuit
Publié dansAllier, EMILI, Évènement, Imerys|Commentaires fermés sur [21 novembre 2025] Soirée de soutien à la lutte contre la mine de lithium dans l’Allier
😶🌫️La carto d’imerys et son monde pour vous donner une première idée de leur présence en Europe. N’hésitez pas à participer, à ajouter des sites à travers le monde, d’autres ramifications, partenaires, fournisseurs, etc https://contreimerys.gogocarto.fr/map
🎂 @stopmines03 et ses alliés locaux ont déposés un gâteau d’anniversaire devant le site d’Imerys pour les 3 ans du lancement de leur projet EMILI de mine de lithium. La recette n’est autre que celle de la terre polluée provenant de l’un des anciens sites minier local du Mazet.
🩻Après 60 ans d’inactivité la pollution est toujours là… Que sera la recette laissée par la future exploitation minière à Echassières qui sera sans aucune mesure plus grande ?
☢️Justement, le 7 octobre 2025 un article sortait sur @mediapart (à lire ici : https://s.42l.fr/mediapartradioactif) pour alerter sur la présence d’éléments radioactifs dans le minerai extrait sur le site d’Imerys à Echassières. « La production de matières radioactives d’un site d’Imerys dans l’Allier va considérablement augmenter si sa mine de lithium est autorisée. Mais personne, ou presque, n’est au courant. Car l’industriel s’est montré particulièrement discret sur ce sujet sensible qu’il a omis de déclarer pendant plusieurs années. »
🆘 Cela inquiète les associations locales et la @criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) qui publie également un article sur la question le 10 octobre 2025 : https://s.42l.fr/criirad « Projet de mine de lithium dans l’Allier : quid de la radioactivité ? »
« On peut estimer la radioactivité totale d’un tel concentré à environ 300 000 BECQUERELS PAR KILOGRAMME (qui sortirait des futurs minerais de la mine d’Imerys dans l’Allier) Ça n’a rien d’anecdotique ! D’après le Code de la santé publique, la transformation, le stockage et le transport de ce minerai radioactif sont considérés comme une « activité nucléaire ». Le seuil fixé par l’administration est dépassé quand les produits émettent plus de 1 000 BECQUERELS PAR KILOGRAMME (Bq/kg) et que leur stockage excède 1 TONNE. Imerys en produit DEJA environ 100 TONNES par an. »
Julien Syren, géologue et codirecteur de la Criirad.
La société Imerys souhaite ouvrir une mine de lithium dans l’Allier. Au-dessus du gisement, une carrière de kaolin est exploitée depuis plus d’un siècle. Le site produit également un concentré d’étain, niobium et tantale présentant une radioactivité élevée. La quantité de concentré produit augmenterait avec la mine de lithium.Continuer la lecture →
Publié dansAllier, EMILI, General|Commentaires fermés sur Projet de mine de lithium dans l’Allier : quid de la radioactivité ?
À travers le monde entier, des projets miniers se préparent, se lancent ou se relancent afin de répondre à la demande sans fin de l'industrie. Cette poussée extractiviste s'inscrit dans une nouvelle mue du capitalisme. Une mue prétendument "verte", avec ses voitures électriques, ses aérogénérateurs et ses batteries au lithium. Mais derrière la façade, c'est toujours le même désastre pour fabriquer un monde merdique : des mines qui ravagent les sols et polluent les cours d'eau, des patrons et des usines qui exploitent…
Raslamine prend pour point de départ la lutte contre un gros projet minier en france, celle d'une mine de Lithium à Échassières dans l'Allier, mais souhaite être un relais plus général des luttes contre cette nouvelle ruée minière (en europe comme ailleurs). L'envie, c'est de centraliser des infos souvent très éparses en allant grappiller, parfois un peu largement, le peu de ressources disponibles et voir que ça se bouge à différents endroits qui ne se rencontrent pas toujours. Ce site souhaite parler des actualités sur l'avancée des projets (autorisations de travaux, réunions publiques, nom des entreprises en lien avec le projet…), donner des ressources documentaires et analytiques (film, livre, podcast…), rendre accessibles des textes, affiches et autres matériels de diffusion et de lutte, filer des dates d'événements (à soutenir ou à pourrir), relayer les oppositions, les luttes et les bâtons dans les roues trouvés dans la presse ou envoyés par communiqué, et pourquoi pas être une tentative pour tisser des liens et peut-être faire naître des élans de solidarités.
Alors n'hésite pas à envoyer ce que tu souhaites partager.